Ile Maurice: Fermeture de Rossana et Tara Textiles - Manifestation et menace de grève de la faim

Les anciens employés des compagnies Rossana et Tara Textiles s'en remettent au ministère du Travail.

Après presque deux ans d'attente, ces derniers ont touché leurs compensations depuis deux semaines. Mais la somme reçue est loin d'être celle attendue par les quelque 200 ouvriers. Comme le soutient l'un des porte-parole du groupe. «Certaines personnes ont travaillé pendant plus de 35 ans au sein de ces compagnies, et ils ont touché Rs 14 000. Je ne trouve même pas de mots pour décrire l'état d'âme de ces personnes», ajoute ce dernier.

Cette frustration les a fait réagir. «Nous avons demandé aux autorités concernées de réajuster cette somme. Sans quoi, nous allons prendre les décisions qui s'imposent.» En effet, ils comptent descendre dans les rues de Port-Louis, le 2 août. «Nous comptons manifester devant le Parlement et le ministère du Travail. Et si nos voix ne sont pas entendues, nous envisageons une grève de la faim dans le jardin de la compagnie.»

Une compensation juste

En tout cas, une plainte en bonne et due forme a été faite, la semaine dernière, auprès du ministère du Travail, soutient le syndicaliste Fayzal Ally Beegun. «On sait que BDO, l'administrateur sous lequel ces usines ont été placées, a fait son travail en versant la compensation pour les congés (local leaves), bonus de fin d'année et même le préavis. Toutefois, avec leur temps de service, les travailleurs n'ont pas touché ce qui leur est dû. Ils s'attendaient à une compensation juste mais pas à hauteur de Rs 14 000.»

Le syndicaliste lance un appel au gouvernement. «Souvent on parle de revoir la loi pour les personnes licenciées alors que l'usine va sous administration. Mais il serait temps que le gouvernement tienne ses engagements.» Il espère que le dialogue va primer et qu'au final, ce sont surtout ces travailleurs qui en sortent gagnants. «Cette situation vient mettre en lumière le risque encouru quand une usine est contrainte de fermer ses portes. C'est peut-être l'une des raisons qui poussent les jeunes à ne pas entrer dans le monde du textile.»

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