Ethiopie: Josep Borrell estime que l'option des «mesures restrictives» doit être sur la table

La situation en Éthiopie était à l'agenda du Conseil européen des ministres des Affaires étrangères qui se tenait ce lundi 12 juillet à Bruxelles. À l'issue de la réunion, l'Union européenne a une fois de plus appelé à lever toutes les restrictions d'accès aux organisations humanitaires pour éviter la famine et appelé les États-membres à participer aux dons.

Le Haut représentant de l'Union pour les Affaires étrangères, Josep Borrell a précisé à l'occasion de ce Conseil, que la situation au Tigré n'avait « jamais été pire » et appelé les États de l'Union à la générosité.

Nous sommes prêts à soutenir la population, mais nous appelons nos États-membres à faire des dons, en signe clair de solidarité européenne. Nous sommes pour consolider le cessez-le-feu, pour retirer toutes les forces étrangères du territoire éthiopien, pour stopper les violations des droits de l'homme et pour lancer un dialogue de réconciliation nationale, afin de préserver l'intégrité et l'unité politique de l'Ethiopie, ce qui demeure un objectif stratégique clair.

Sans pourtant prononcer les mots de « sanctions individuelles », le Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères, Josep Borrell, a néanmoins indiqué que des « mesures restrictives » pourraient être prises si la situation ne change pas.

Finalement nous devrions être prêts à prendre des mesures restrictives là où nous pensons qu'elles sont justifiés et nécessaires pour atteindre ces buts. Je pense que la situation en Éthiopie nécessiterait certainement que l'on considère les possibilités que nous offrent toutes les options à notre disposition. Et ces options, celles des mesures restrictives, selon moi, doivent être sur la table.

Depuis lundi, les forces rebelles ont annoncé avoir lancé une nouvelle offensive dans le sud du Tigré. Les États-Unis, alliés traditionnels de l'Éthiopie, ont réaffirmé que des « actes de nettoyage ethnique » avaient eu lieu au Tigré, et appelé toutes les parties à protéger les civils.

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