Congo-Kinshasa: Nécessité d'interdire la perception sans quittance

13 Juillet 2021

La journée d'hier lundi 12 juillet était horrible pour les Kinois en général et pour les habitants de Tshangu en particulier, suite à la grève des chauffeurs du transport en commun.

Quitter sa maison pour se rendre au bureau , au marché, à l'école comme à son lieu d'activité, cela a posé beaucoup des problèmes pour les Kinois.

En débattant cette question pertinente, on constate qu'il y a nécessité d'interdire leur perception sans quittance, car, les amendes que perçoivent les agents de la police de circulation routière, autrement dit, "Roulages" ne sont pas versées dans les caisses de l'État.

Les roulages ont l'habitude d' interpeller les chauffeurs «prives» comme «les taximen» comme ceux des bus, ces derniers sont victimes des humeurs de «roulages». Car, les amendes sont fixées sans aucun soubassement juridique pour les usagers de la route. Les montants exigés par les roulages varient entre «50.000 fc à 500.000 Fc», des montants exhorbitants sans une traçabilité pour le trésor. Bien que les usagers de la route soient victimes et obligés de payer cette somme pourvu que leurs véhicules ne soient pas envoyés à la fourrière, rien de concret et de visible est fait sur les nombreuses routes de la ville. Qui est le vrai responsable de cette situation, qui, hier a fait souffrir les Kinois ?

En essayant de répondre à cette question importante, nous estimons que la responsabilité revient aux autorités urbaine et nationale. Elles doivent en toute logique rappeler à l'ordre ses agents sensé travailler pour une meilleure circulation de Kinois ainsi que de leurs biens. Les responsables de ces services de l'Etat ont l'obligation imposé une discipline professionnelle à ses agents de l'ordre en les rappelant tout les jours, "les A,B et C de la déontologie et d'éthique professionnelle de leur travail.

La situation d'hier, nous a poussé à réfléchir sur la décision des chauffeurs d'aller en grève. L'on se dit, c'est parce que les policiers de roulage ne font pas leur travail comme il se doit, raison pour laquelle, les chauffeurs continuent de commettre des abus. L'entêtement des chauffeurs est au fait que les roulages ne sont pas sanctionnés, à cause de un "mayi ya komela", un "madesu ya bana", tout ça, c'est l'argent qui devrait normalement être versé dans les caisses de l'État afin de contribuer à la reconstruction du pays, la réhabilitation des routes, etc.

Que fait le ministère provincial de Transports ?, A quoi aboutissent les campagnes sur la circulation routière ?, A quoi sert le service Commission Nationale de Prévention Routière ? Hélas, des questions sans réponses, alors que ces différents services devraient donner les meilleurs d'eux-mêmes pour qu'il y ait une fluidité dans le secteur de transport.

Lorsqu'on sort sur le boulevard, on remarque qu'il y a au moins deux types des tenues, à savoir celle de la PCR qui veut dire la police de circulation routière chargée de règlementer la circulation des véhicules ainsi que les piétons. Et, l'on trouve aussi les "PP" autrement dit "la Police des Polices", qui a pour devoir de contrôler les PCR. Malheureusement sur terrain, les PP se sont transformés en policiers de roulage pour traquer les chauffeurs des taxis bus. Eux aussi à leur tour rançonnent les chauffeurs sans percevoir des amendes avec quittance alors que leur présence sur la chaussée devait donner un «Ouf» de soulagement aux usagers de la route de la ville de Kinshasa.

Pourquoi cette légèreté ? Pourquoi ce désordre qui ne dit pas son nom? Face à cette situation, selon nous, la responsabilité revient aux autorités de la ville comme celles du gouvernement central d'autant plus qu'elles ont le devoir et l'obligation de contrôler le fonctionnement de leurs différents services.

Pour rappel, après la déclaration de la 2ème vague de la pandémie du Corona-virus, le gouverneur de la ville de Kinshasa aux côtés du général Kasongo, a décidé que les policiers fassent les patrouilles avec les agents de la DGRK afin de pouvoir sanctionner les tenanciers récalcitrants. . Dorcas Nsomue Mpia

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