Afrique de l'Ouest: La BCEAO veut faire de son centre de formation une référence internationale

Dakar — La Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) ambitionne de faire du Centre Ouest africain d'études bancaires (COFEB) une référence internationale solide pour améliorer les compétences des acteurs du domaine financier, a annoncé mercredi, le Gouverneur de l'institution financière régionale.

"Dans cette optique, notre centre de formation et de recherche, a élargi son rayon d'actions dans le domaine du renforcement des compétences et de la diffusion du savoir", a dit Tiémoko Meyliet Koné, lors du lancement d'une série de formation en ligne.

Cette initiative commune, un bel exemple de coopération entre l'Organisation mondiale de l'affacturage (FCI) et Afreximbank, permet de fournir aux banques centrales, aux établissements de crédit ainsi qu'aux institutions de microfinance du continent africain et d'ailleurs, une série de formations en ligne sur l'affacturage, a-t-il relevé.

Pour le Gouverneur de la BCEAO, l'importance de ces webinaires de formation réside également dans leur thème central qui s'inscrit dans la problématique du financement des économies.

Une bonne campagne de formation des principaux acteurs et une réelle sensibilisation des entreprises concernées permettront d'accroître sensiblement le volume de financement via l'affacturage, a dit le gouverneur.

En effet, a-t-il relevé, "la présente série de webinaires s'étend à une population plus large avec le réseau de FCI, composé de 400 membres, répartis dans 95 pays".

"C'est une source inestimable à exploiter pour développer les meilleures pratiques en matière d'affacturage et de financement de créances", a-t-il dit.

La BCEAO, selon son gouverneur, "se veut une banque centrale engagée dans la mise en place d'un environnement plus propice au développement du financement des activités économiques et, plus spécifiquement, à celui des PME".

Pour lui, "le défi est de trouver des solutions pour le financement harmonieux et adapté des économies, dans un contexte caractérisé par un accès encore insuffisant d'un certain nombre de secteurs, au crédit bancaire".

Cette problématique est encore plus "prégnante au niveau du financement bancaire des Petites et Moyennes Entreprises en Afrique, alors qu'elles constituent, en moyenne, près de 85% voire 90% du tissu économique de nos pays", a ajouté Tiémoko Meyliet Koné.

"Malgré les chantiers conduits pour améliorer les services non financiers offerts aux PME et réduire la perception du risque sur cette catégorie d'acteurs, l'accès de ces entreprises au financement bancaire reste encore limité sur notre continent", a-t-il estimé.

"Dans ce contexte, l'affacturage, qui est une technique de gestion financière permettant à une entreprise de rendre liquides ses créances et de récupérer de la trésorerie, peut constituer une solution alternative et complémentaire au financement, en particulier pour les PME et PMI", a-t-il relevé.

De ce point de vue, l'affacturage est une opportunité qui n'est pas encore exploitée de façon optimale par les entreprises africaines. D'où le lancement de cette série de webinaires sur le thème de l'affacturage qui se poursuit en ligne avec différents sous thèmes.

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