Tchad: Quel dialogue pour préparer le pays de l'après-transition?

Le Président du Conseil militaire de transition, Président de la République, Chef de l’Etat, Général de Corps d’Armée du Tchad MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO

Le Premier ministre Albert Pahimi Padacké a assuré mardi dans une déclaration « aux forces vives de la nation » que les candidatures pour intégrer le comité d'organisation du dialogue étaient ouvertes.

Les organisations sont encouragées à communiquer leurs listes de candidats dans les deux prochaines semaines. Mais les modalités de ce dialogue fixées par un décret présidentiel du 2 juillet, ne font pas encore consensus.

Le ministre en charge de la Réconciliation nationale et du dialogue Acheikh Ibn Oumar va entamer ses consultations avec les diverses organisations, partis, syndicats, chefferies, confessions religieuses qui souhaitent intégrer le comité d'organisation du dialogue.

Il sera formé de 70 membres mais les places seront limitées. Pour les partis politiques, par exemple, quinze sièges sont prévus. Dans un pays qui compte plus de 200 formations, les places seront chères. Du côté de la majorité présidentielle, on estime que la répartition doit reconnaître le poids de chacun à l'Assemblée, tout en faisant une place à des regroupements de partis sans élus.

Wakit Tama réservé

Le chef du gouvernement a réaffirmé mardi sa volonté « que chaque Tchadien s'y sente représenté », mais la coalition Wakit Tama réserve encore sa participation. Le regroupement de partis et d'organisations de la société civile a demandé la semaine dernière l'abrogation du décret, et dénoncé un processus pas assez inclusif. Il estime qu'aucune des recommandations faites dans le mémorandum remis le mois dernier au gouvernement n'a été prise en compte.

Surtout, certains estiment la marge de manœuvre du gouvernement trop étroite, le décret prévoyant que chaque étape soit soumise à avis du président du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Déby.

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