Congo-Kinshasa: Gratuité de l'Enseignement - Tony Mwaba fait bouger les lignes

16 Juillet 2021

Soudain, le secteur de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) est saisi d'une fébrilité jamais connue auparavant. De l'huissier au secrétaire général à l'EPST, en passant par le directeur chef de service, tout le monde vit actuellement sur le qui-vive.

En cause, la politique de la gratuité de l'Enseignement de base décidée par le Président de la République et dont l'application met à mal les tenant des anciennes pratiques héritées du régime passé. Le malaise a été déclenché par l'Inspection générale des finances (IGF) le 18 novembre 2020 lors d'un point de presse de Jules Alingeti qui avait donné la « Note synthèse des conclusions des missions de l'IGF au second semestre 2020 ». A l'occasion, il avait parlé des résultats du contrôle effectué dans le Service de contrôle de la paie des enseignants (Secope). Il avait découvert entre autres un détournement mensuel de près de 62 milliards de Francs congolais.

Un détournement qui rendait aléatoire l'application et la consolidation de la gratuité de l'Enseignement de base à travers l'ensemble du territoire de la République. Il s'en est suivi un ensemble d'interpellations qui a vu certains responsables être suspendus, arrêtés, jugés et envoyés en prison. La sarabande ne s'est pas arrêtée à cet épisode, particulièrement avec l'emprisonnement de l'ancien ministre de l'EPST, membre du FCC qui s'employait à faire échec à la gratuité. Conscient du danger couru par cette politique, le Chef de l'Etat a choisi un autre animateur pour ce sous-secteur en la personne du Professeur Tony Mwaba Kazadi.

Actions approuvées

Immédiatement, ce dernier s'est mis au travail en consultant les syndicats du sous-secteur et les responsables de l'Administration trouvés en place. De la conviction qu'il s'est faite, le nouveau ministre de l'EPST s'est immédiatement attaqué aux pesanteurs qui freinait l'application de la gratuité dans les écoles publiques sur l'ensemble du territoire national.

Dès lors, la chasse aux écoles et enseignants fictifs a été effectivement enclenché et a permis de récupérer le trop-perçu qui lui a permis d'envisager la solution de certaines questions longtemps restées sans réponses, tels que le payement de vraies nouvelles unités, l'augmentation des frais de fonctionnement des écoles, la paie des enseignants de la maternelle, la paie du 2ème palier de majoration des salaires des enseignants, proposition de solution pour la retraite des enseignants... etc

Réunissant les partenaires éducatifs et les syndicats, le ministre de l'EPST leur a signifié qu'il était là avec une mission précise : consolider la gratuité de l'enseignement fondamental sur l'ensemble du territoire national, conformément à la Vision du Chef de l'Etat. Pour cela, il ira au-devant de certains problèmes des enseignants pour les résoudre sans attendre d'éventuelle revendication des syndicats. Cette ligne de conduite lui a permis d'insuffler une lueur d'espoir pour la réussite de la gratuité de l'enseignement de base dans les écoles publiques de la RDC.

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