Libye: La présidence française du Conseil de sécurité a insisté sur des élections libres de décembre

Le Conseil de sécurité se réunit sur la situation en Libye

Pour rendre les élections présidentielle et législatives libres crédibles, le 24 décembre en terre lybienne, le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé son soutien aux autorités de transition, sous la présidence tournante de la France.

La réunion était présidée par le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. Les 15 ont insisté « sur l'importance d'élections présidentielle et législatives libres, équitables, régulières et crédibles », après une mise en place des dispositions « visant à assurer la participation pleine, égale et effective des femmes et l'inclusion des jeunes ». Le Conseil a également rappelé l'importance de l'unification des institutions libyennes, une bonne gouvernance et l'amélioration des résultats économiques, notamment au moyen d'un accord rapide sur un budget unifié, ainsi que sur la question des" postes souverains ».

Le Conseil de sécurité a souligné la nécessité d'un processus de réconciliation nationale global et inclusif, avec l'appui de l'Union africaine (UA) et des organisations régionales, notamment la Ligue des Etats arabes et l'Union européenne.

S'agissant de la sécurité, le Conseil a invité tous les Etas membres, toutes les parties libyennes et l'ensemble des acteurs impliqués à respecter et à appuyer l'application de l'accord de cessez-le-feu du 23 octobre 2020, notamment le retrait de l'ensemble des forces étrangères et des mercenaires. Il a aussi appelé à la planification du désarmement, la démobilisation et la réintégration des groupes armés et de tous les acteurs non étatiques, ainsi que la réforme du secteur de la sécurité.

L'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies en Libye, Jan Kubis, s'est inquiété des risques de retour en arrière, estimant que des intérêts institutionnels, politiques et individuels font obstacle à la finalisation du cadre juridique nécessaire à la tenue des élections de décembre. Il a exprimé sa préoccupation face aux conséquences de l'impasse politique et électorale. Si cette impasse n'est pas rapidement résolue, elle pourrait inverser la dynamique positive observée, il y a quelques mois, selon lui.

L'envoyé de l'ONU a fait part de ses inquiétudes quant à l'unité des représentants des parties adverses au sein de la Commission militaire conjointe libyenne 5+5, craignant que l'accord ne s'effondre si le blocage du processus politique persiste.

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