Congo-Kinshasa: Jacky Ndala condamné à 2 ans de prison pour ses propos sur le projet de loi sur la «congolité»

(Illustration Palais du peuple à Kinshasa) Le projet de loi sur la «congolité» en discussion au Parlement fait polémique en RDC.

En République démocratique du Congo, Jacky Ndala, président de la Ligue des jeunes du parti de l'ex-gouverneur Moïse Katumbi a été condamné à deux ans de prison. Il est condamné pour ses propos contre la proposition de loi dite sur la « congolité ».

Ce texte, s'il était adopté et promulgué, pourrait exclure de la prochaine présidentielle des candidats, comme son leader Moïse Katumbi, qui ne sont pas de père et de mère congolais.

Jacky Ndala a d'abord été interpellé dimanche matin par l'Agence nationale des renseignements et mis 24 heures après à la disposition du parquet général de Kinshasa-Matete. Déféré mardi devant les juges du tribunal de paix de Kinkole, dans la banlieue de Kinshasa, il a finalement été jugé en procédure de flagrance par le tribunal de paix de Kinkole, dans la banlieue de Kinshasa.

Si Jacky Ndala a été traduit en justice, c'est pour des propos tenus lors de son dernier meeting. Il appelait à envahir le siège du Parlement si la proposition de loi était examinée. Elle avait été introduite, début juillet, par son collègue de l'Union sacrée, le député Nsingi Pululu.

Pour le procureur, ces propos sont constitutifs de l'infraction « d'incitation à des manquements envers l'autorité publique ». Il a requis deux ans et demi. L'avocat de Jacky Ndala, Me John Padou, met en cause ce raisonnement. « Pour nous, la source du document est douteuse. La disposition parle de la désobéissance civile à la loi, est-ce que le document de Pululu est une loi ? Non. C'est une proposition. A quelle loi il a fait désobéir ? ... la sentence qui a été prononcée est un mal jugé manifeste. Est-ce qu'il est interdit d'aller au Palais du Peuple ? Nous allons user des moyens légaux pour interjeter appel conformément à la loi congolaise ».

Lorsque la parole a été accordé à Jacky Ndala avant le délibéré du tribunal, il s'est dit victime d'une politique de répression visant à faire « taire tous ceux qui sont contre ladite loi ».

Le président de la ligue des jeunes d'Ensemble pour la république a assuré devant les juges que « même après ce procès, je serai contre cette loi ».

Mais les juges ont suivi le réquisitoire, en réduisant tout de même de six mois la peine demandée. Ils ont donc condamné Jacky Ndala à deux ans de prison ferme.

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