Congo-Kinshasa: COP 26 - Eve Bazaiba officiellement invitée au Royaume Uni

La visite de travail dont la date n'a pas été révélée est liée au contexte de la tenue de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique.

La vice-Première ministre, ministre de l'Environnement et Développement durable, Eve Bazaiba Masudi, a échangé, le 20 juillet dans son cabinet de travail, avec l'ambassadeur du Royaume-Uni en République démocratique du Congo (RDC), Emily Maltman. Cet entretien, a noté la diplomate britannique, a tourné sur les différentes questions liées à l'environnement et au changement climatique en rapport avec la tenue, en novembre prochain, de la COP 26 en Glasgow en Ecosse.

A cette occasion, la diplomate britannique a également remis l'invitation de son pays à la vice-première ministre congolais chargé de l'Environnement et Développement durable, pour une visite de travail liée au même contexte de la tenue de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique. La date de cette invitation n'a, par ailleurs, pas été révélée.

La 26e conférence des parties signataires de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, rappelle-t-on, se déroulera à Glasgow du 1er au 12 novembre 2021. Cette rencontre fait suite à l'échec de la COP 25 lors de laquelle les Etats n'ont pu s'entendre sur les mesures décisives à prendre pour faire face au réchauffement climatique.

La COP 26, indique-t-on, ambitionne ainsi de relever le défi en favorisant une véritable mise en œuvre de l'Accord de Paris, en incitant les Etats à rehausser leurs ambitions climatiques et à prendre de nouveaux engagements. Cette rencontre représente ainsi une opportunité de changement majeur en termes économiques, politiques et sociaux, afin de faire face aux défis climatiques.

Organisée six années après la tenue de la COP 21 qui a donné naissance à l'Accord de Paris, la COP 26 devait être la première étape clef permettant de vérifier sa mise en œuvre et son efficacité. Il est attendu de ce forum notamment de renforcer de l'ambition des différents pays. Les Etats devront également soumettre leurs stratégies de développement bas-carbone pour 2050 d'ici fin 2020. Alors que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, appelle notamment les pays à présenter des plans concrets pour réduire de 45 % les gaz à effet de serre sur les dix ans à venir et pour les supprimer totalement d'ici 2050.

Une juste compensation des sacrifices de la RDC

Il est rappelé que depuis son avènement à la tête de ce secteur élevé au rang de la vice-Primature, Eve Bazaiba mène un plaidoyer pour une juste compensation des efforts et sacrifices de la population congolaise dans le préservation des forets. Tout en relevant les engagements du gouvernement congolais dans ce secteur de lutte contre le changement climatique, la VPM Eve Bazaiba note les besoins réels du pays en matière des finances climatiques. « Le gouvernement congolais est conscient aujourd'hui plus qu'hier de sa responsabilité à sauver l'humanité par rapport à ses potentialités environnementales », a-t-elle indiqué lors d'un atelier des renforcements des capacités de cadre des administrations.

Mais pour la vice-Premiére ministre chargée de l'Environnement et Développement durable, s'il est demandé à la population congolaise de consentir des sacrifices pour la préservation des forêts, pour la conservation des biodiversités, tout en sachant que cette populations se nourrit de la forêt, de ses potentialités naturelles, il faut une juste compensation de ces efforts. « Lorsque l'on demande à la population congolaise de consentir à des sacrifices, de ne pas faire pression à la forêt, il faut tout naturellement trouver des programmes alternatifs, des compensations, qui permettent à cette population de pouvoir vivre normalement, tout en préservant ces forêts », avait-elle affirmé.

Et, pour ce membre du gouvernement congolais, il est plus que temps pour que la RDC, qui possède l'un de deux poumons de la planète, sinon le seul poumon en bon état, dont les efforts et la contribution dans ce cadre de la lutte contre le changement climatique sont reconnus mondialement, puisse bénéficier des avantages liés à ce sacrifice.

Reçue pour la première fois, le 5 mai 2021, par la VPM Eve Bazaiba, alors qu'elle venait de prendre la direction de la vice-Primature, l'ambassadeur de la Grande Bretagne en RDC dont la visite avait également constitué la première réunion avec la vice-Première ministre, ministre de l'Environnement et du Développement durable, avait rassuré le Congo de la disponibilité de son pays de continuer son appui notamment dans le domaine de l'environnement et du développement durable.

« Et je crois que l'on va continuer à collaborer très prochainement dans les semaines et mois qui viennent », avait-elle dit. Pour la diplomate britannique, l'environnement et le développement durable était un secteur très important pour le Royaume Uni. Emily Maltman et Eve Bazaïba avaient également discuté sur l'appui de Royaume Uni au gouvernement congolais dans ce secteur.

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