Madagascar: Jirama - La Banque Mondiale insiste sur le tarif Optima

Le tarif Optima a fait monter la grogne au niveau des consommateurs et la facture a été jugée trop salée après l'effectivité de ce nouveau mode de tarification appliqué par la société nationale Jirama.

Le gouvernement, conscient de la tension sociale qui le guette, a demandé à la Jirama la suspension temporaire du nouveau tarif. Ce qui a fait fulminer la Banque Mondiale. Ce dossier a donc refroidi, à un moment donné, la relation entre le gouvernement et la Banque mondiale. Mais actuellement, la confiance revient et elle est au beau fixe, assure le ministère de l'Économie et des Finances. « Nous sommes des partenaires. Et dans une famille il peut y avoir des désaccords mais ils n'aboutissent pas forcément au divorce », a quant à elle, déclaré Marie-Chantal Uwanyiligira. La turbulence n'est plus qu'un mauvais souvenir.

Équitable. Mais la Banque mondiale ne recule pas, même pas d'un pas, dans le dossier. La déclaration de son premier responsable-pays est sans équivoque. Il n'y a lieu de faire machine arrière quant à l'effectivité du nouveau mode de tarification apporté par le projet Optima, a laissé entendre hier Marie-Chantal Uwanyiligira. Et d'ajouter que « Optima, qui est un projet du gouvernement appuyé par le financement de la Banque mondiale, va réduire les prix pour 80% de la population ». Cette nouvelle formule est défendue bec et ongle par le partenaire financier de la Jirama. « Il faut un système de tarification qui reflète le coût de ce que l'on produit, un tarif qui soit équitable. Il faut également que les prix s'ajustent au fur du temps et que la qualité de service s'améliore » a soutenu hier Marie-Chantal Uwanyiligira, représentante de cette institution à Madagascar, qui a annoncé dans la foulée la reprise de l'appui apporté par la Banque mondiale en faveur du secteur énergétique malgache.

Impact négatif. Les réformes que le gouvernement initie dans le secteur de l' énergie et pour lesquelles la Banque mondiale a assuré son soutien financier, à en croire Marie-Chantal Uwanyiligira, ne seront pas menées à marche forcée. « On va les faire tout en tenant compte de la situation du pays et en minimisant les impacts négatifs », a-t-elle souligné hier en marge de la cérémonie de signature des accords avec la Banque mondiale. Cette dernière insiste, néanmoins, sur le fait que « pour atteindre un niveau acceptable en termes d'accès à l'électricité, il faut changer la dynamique au niveau de la Jirama et adopter une gestion plus efficace au sein de celle-ci ».

Plus de: Midi Madagasikara

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