Afrique: La grogne monte face à la hausse des prix

22 Juillet 2021

Depuis l'avènement de la Covid-19, la sécurité économique, sanitaire et alimentaire de nombreux citoyens sur le continent, est menacée.

La flambée des prix alimentaires est vécue avec beaucoup de difficultés dans de nombreux pays africains , comme au Mali. Un phénomène insupportable selon Brahima Konaté, secrétaire chargé aux affaires juridiques et judiciaires de l'Association malienne des droits de l'homme (AMDH).

"Le kilo de viande aujourd'hui sur le marché, par endroit, ça fait 3.000, 3.500 franc CFA. Les salaires n'ont pas connu de changement. Mais, le prix des denrées de première nécessité connait aujourd'hui une flambée extraordinaire", estime Brahima Konaté.

Ainsi, le prix de la viande au Mali a augmenté d'un tiers en quelques semaines. Les Tchadiens aussi sont impuissants, face à la hausse des prix des denrées sur les marchés. L'une des raisons de cette flambée est le coronavirus. Mais aussi et surtout l'absence de gouvernance économique et sociale cohérente, selon Daouda El Hadj Adam, secrétaire général de l'Association pour la Défense des droits des Consommateurs du Tchad (ADC) et président de l'Union africaine des consommateurs (UAC).

"Un problème structurel"

"Tout ce qui est Doing Business, l'absence de concurrence, les problèmes entre la douane et les opérateurs économiques, la cherté de l'énergie électrique. Donc, tous ces facteurs-là, conjugués avec le coronavirus, la crise financière, font en sorte que la cherté de la vie devient un problème structurel", explique Daouda El Hadj Adam.

Marc Ona Essangui, président du mouvement "Tournons la page" estime pour sa part que cette situation est savamment entretenue à des fins mercantiles, notamment dans son pays, le Gabon.

Le cas gabonais

"Chez nous au Gabon, c'est même pire, par rapport aux autres pays d'Afrique centrale. Vous savez que le Gabon dépend des pays voisins à plus de 80% de tous les produits qui rentrent, les produits vivriers. À ce jour, les frontières ne sont pas entièrement ouvertes. c'est presque la même chanson au Bénin. Moi, j'appelle ça le corona business. C'est à dire, on utilise le coronavirus pour faire plus de business", dit Marc Ona Essangui.

C'est pourquoi, de mesures fortes doivent être prises par les pouvoirs publics afin de faire face à ce phénomène, suggère Brahima Konaté, secrétaire chargé aux affaires juridiques et judiciaires de l'Association malienne des droits de l'homme (AMDH).

Cette cherté de la vie qui touche plusieurs pays a en plus, lieu dans un contexte où le monde entier commence à sortir timidement de la pandémie de la Covid-19. Période qui s'accompagne d'une hausse des prix au niveau international.

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