Sénégal: Sédhiou - Spirale de violences, viols, trafic de bois, homosexualité - L'imam Dramé tire la sonnette d'alarme

23 Juillet 2021

La capitale du Pakao, Sédhiou, a célébré à l'unisson hier, mercredi 21 juillet, l'Eïd El Kébir, la plus grande fête musulmane appelée Tabaski.

L'imam ratib de la grande mosquée Cheick El Hadji Boubacar Dramé a mis à profit cette tribune silencieuse des fidèles pour souligner avec fermeté les maux qui écornent le fonctionnement et la quiétude des sociétés sénégalaise et d'ailleurs. Les séries de violences, les viols sur mineures, la haine, le trafic de bois, l'homosexualité, sont entre autres vices relevées par le guide religieux.

L 'Eïd El Kébir a été célébrée ce mercredi dans la plus grande sublimation de Allah le Tout Puissant Miséricordieux, le très miséricordieux. «Foi en Dieu et gloire à son envoyé Seyidina Mohamed Salatu Aleyhi Wassalam».

C'est sur ces invocations et d'adoration du créateur que l'imam ratib de la grande mosquée de Sédhiou a démarré son prêche au terme des deux rakas. L'éducation au sein de la cellule de base familiale a dominé les recommandations de l'imam Cheick El Hadji Boubacar Dramé tout en rappelant le devoir impérieux de chaque chef de carré à veiller à l'éducation et à la formation de ses progénitures, afin qu'elles deviennent utile à eux-mêmes d'abord et ensuite à la société. Sur ce même registre, imam Dramé a dénoncé la spirale de violence caractérisée par des meurtres, des viols et des discours haineux. «Les vagues de violence qui déferlent partout au Sénégal sont devenues très inquiétantes. C'est un manque d'éducation des enfants. Beaucoup de parents ont démissionné de l'éducation de leurs enfants. La violence est devenue trop banale, des cas de viols sur des enfants des injures et autres insanités» déplore-t-il.

Dans un tout autre ordre, le guide religieux El Hadji Boubacar Dramé a aussi fustigé les coupes abusives et illicites de bois notamment en Casamance. Il a cité la rareté des pluies comme une conséquence directe de cette destruction massive du couvert végétal. Ce qui selon lui, entraine de fait le dérèglement du climat de par le monde. «Nos forêts subissent des coupes à outrance de bois. Partez dans le nord de la Casamance, l'ampleur des pillages est trop grave. Comment peut-on avoir régulièrement des pluies alors que les arbres sensés nous les apporter sont coupés et dévastés. Et c'est bien ce qui explique ces dérèglements de climats. Nous sommes en péril» alerte-t-il.

La montée en puissance de l'homosexualité est aussi décriée par le guide religieux. Considérant ces dérives tous azimuts aux allures d'un monde qui s'effondre, le guide religieux de se demander si cette pandémie virale à coronavirus n'est pas une sanction divine avant de prier pour son extinction. «Cette maladie de coronavirus qui refuse de nous quitter n'est-elle pas une sanction divine face à ces maux qui gangrènent nos sociétés déshumanisées. Il faut un retour aux valeurs de paix, de tolérance, de foi, de travail, de pardon et de solidarité» a souligné Cheick El Hadji Boubacar Dramé.

A signaler enfin que la prière a lieu à la grande mosquée de Sédhiou jusque-là sous abris provisoire mais dans le respect des mesures barrières notamment le port de masque. Toutefois, aucune autorité administrative, ni territoriale, n'a effectué le déplacement vers les lieux de prière.

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