Congo-Kinshasa: Tensions intercommunautaires/Hauts-Plateaux de Minembwe - Bintou Keita préoccupée !

La Représentante spéciale du Secrétaire général en République démocratique du Congo et Cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, reste préoccupée par la persistance de graves tensions intercommunautaires et d'attaques contre des villages dans la région des Hauts-Plateaux, province du Sud-Kivu.

Le week-end dernier, plusieurs villages ont à nouveau été brûlés, poussant des populations civiles à la fuite. Ces évènements font suite à des attaques menées contre les Forces armées de la RDC présentes dans la zone, qui ont fait plusieurs victimes. La MONUSCO a notamment, procédé à l'évacuation médicale de 14 soldats congolais blessés.

En outre, la MONUSCO a déployé des hélicoptères d'attaque et intensifié ses patrouilles terrestres conjointes avec les militaires congolais afin de dissuader de nouvelles attaques. Sur le terrain, les contacts se multiplient avec tous les dirigeants locaux afin de réduire les tensions, en soutien aux efforts du ministre provincial de l'intérieur. Une nouvelle rencontre avec des chefs de village, des dirigeants communautaires et des représentants des groupes de femmes est prévue demain.

La Représentante spéciale souligne que toutes les communautés souffrent de cette situation qui perdure et assure que la Mission poursuit ses efforts pour protéger au maximum les populations civiles notamment, des milliers des personnes qui ont trouvé refuge autour de ses bases, alors que les difficultés d'accès à la zone rendent extrêmement complexe toute opération d'assistance humanitaire.

La MONUSCO demeure engagée à soutenir le déploiement de forces de sécurité nationales, armée et police, afin de renforcer la présence de l'Etat dans la zone et mettre fin aux agissements des milices armées. Ces efforts sécuritaires doivent être complétés par un dialogue communautaire et de réconciliation déterminé et sincère entre toutes les parties, centré sur les besoins et les aspirations des populations, qui permettra d'apporter des solutions concrètes aux tensions dans la région des Hauts-Plateaux et y ramener une paix durable.

NORD-KIVU

La section Appui à la justice de la MONUSCO a apporté sa contribution pour régulariser la détention de 96 prévenus de la prison centrale de Goma irrégulièrement arrêtés sur la base de mandats de dépôt collectifs. La section a également fourni un appui en infrastructure à travers le Projet à impact rapide relatif à la construction et à l'équipement du Parquet militaire détaché de Masisi. La remise officielle de cet ouvrage se fera très prochainement aux autorités étatiques par la MONUSCO.

Dans le cadre d'un projet de réduction de la violence communautaire à Mudja et Buvira, 20 affaires ont été traitées la semaine dernière et 15 compromis de médiation foncière ont été obtenus, lesquels feront l'objet d'homologation devant le tribunal de paix de Nyiragongo. Enfin, la section a appuyé l'Auditorat Militaire de Garnison de Goma pour le contrôle des cachots.

Suite à ce contrôle, 15 prévenus, dont 7 femmes, ont été relaxés, et 4 prévenus ont été transférés. En matière de la protection des populations civiles, le 16 juillet à Nyanzale, située à 45 km au Nord-est de Rutshuru, la MONUSCO, par le biais des sections des Affaires civiles et Protection de l'enfant, a organisé une session de partage d'informations sur les moyens de soutenir la paix, la sécurité et le développement avec des membres de la société civile d'une association appelée « Parents Rasta Job ».

Les participants ont souligné que la situation en matière de sécurité restait fragile dans les zones environnantes en raison de l'activisme des groupes armés. Le 12 juillet, les membres du Groupe de travail technique conjoint du Nord-Kivu sur les enfants et les conflits armés (JTWG), qui comprend la section de la Protection de l'enfant de la MONUSCO et l'UNICEF a rencontré le conseiller du gouverneur militaire du Nord-Kivu pour les affaires sociales, la famille, le genre et les enfants nouvellement nommé, le général de brigade Ekenge Bomusa Efomi Sylvain.

Les représentants du groupe de travail ont plaidé pour la reprise des activités du forum, qui ont été suspendues à la suite de la déclaration de l'état de siège, et pour la mise en œuvre du Plan d'action convenu entre l'ONU et le gouvernement de la RDC pour mettre fin aux violations des droits de l'enfant commises par les forces armées et les services de sécurité au Nord-Kivu.

Enfin le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme (BCNUDH) de Goma, en collaboration avec l'Association chrétienne contre la torture, ont commémoré le mercredi 14 juillet 2021 à l'hôtel Planète la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture. Les parties prenantes dans la province du Nord-Kivu, notamment les autorités et les acteurs de la société civile, ont saisi cette occasion pour s'unir et pour s'engager à tout mettre en œuvre pour éradiquer la torture.

ITURI

Le vendredi 16 juillet, la MONUSO a remis aux autorités locales deux routes de dessertes agricoles d'une longueur totale de 22 kilomètres et trois ponts situés dans les groupements de Zadu et Baviba, en chefferie de Walendu Bindi dans le territoire d'Irumu. Ces infrastructures ont été réalisées dans le cadre des projets de réduction des violences communautaires (CVR), pour ce qui est des routes de dessertes agricoles, et dans le cadre des projets à impact rapide (QIP) en ce qui concerne les ponts.

La première route située dans le groupement Zadu et distante de neuf kilomètres, relie la localité de Kagaba à celle de Ngasu Odje. Les travaux ont consisté entre autres à tracer une nouvelle route, à placer des dalots et à construire un pont d'une capacité de 45 tonnes sur la rivière Ofi ; ce pont vient s'ajouter au pont Tiniya de 30 tonnes construit sur le même tronçon et inauguré quelques mois plus tôt toujours par la MONUSCO.

La deuxième route située dans le groupement Baviba est le tronçon reliant Olongba à Songokoyi qui a été réhabilité sur une distance de 11 kilomètres. Par ailleurs, deux ponts ont été construits, l'un sur la rivière Ati et l'autre sur ruisseau Adjiri, ainsi que six dalots. Cette route traverse environ huit villages où il était difficile pour les habitants d'évacuer les produits champêtres et de s'approvisionner en produits de première nécessité. Les deux projets dits de réduction des violences communautaires (CVR) ont permis par ailleurs de fournir du travail temporaire à quelque 1500 jeunes à risque, notamment des ex-combattants et membres de la communauté.

Parmi ces jeunes, il y a 31 miliciens du groupe armé de la Force de Résistance patriotique de l'Ituri, FRPI, qui avaient intégré il y a quelques mois le site de désarmement et démobilisation de Karatsi à une soixantaine de kilomètres de Bunia, mais aussi des jeunes désœuvrés et vulnérables. Ces personnes ont été sélectionnées dans plusieurs villages dans cette chefferie comme main-d'œuvre pour le traçage de la route Kagaba-Ngasu Odje et la réhabilitation du tronçon OlongbaSongokoyi.

Ces actions de la MONUSCO visent donc aussi à réduire les violences dans la zone en utilisant des jeunes locaux dans ce type de projets pour leur éviter de se faire enrôler dans les groupes armés, cela, à travers un travail et une occupation, et de renforcer les liens entre ennemis d'hier devenus membres d'un même projet de développement.

La MONUSCO et le Programme des Nations Unies pour le développement, PNUD, en collaboration avec la Haute Cour militaire de la République, ont organisé du 14 au 15 juillet 2021 à Bunia un atelier pour faire l'état des lieux de la Stratégie provinciale de priorisation des poursuites des crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité en Ituri.

Vingt-trois participants dont 2 femmes y ont pris part à ces deux journées de réflexion qui ont permis d'actualiser la liste des dossiers prioritaires et de mobiliser les partenaires pour un appui conjoint dans la lutte contre l'impunité des crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité. Il a été question d'évaluer les stratégies provinciales, de documenter les résultats obtenus, d'analyser les facteurs de succès et de tirer des conclusions sous forme de rapport de l'étude sur la Stratégie de priorisation des poursuites dans l'Est de la RDC où cette stratégie a été testée dans sa phase initiale depuis 2019.

SITUATION MILITAIRE (Par le Lieutenant-colonel Major Sylvester Morlicy Mangure, porte-parole militaire de la MONUSCO) Au cours des deux dernières semaines, la Force de la MONUSCO a effectué des patrouilles de jour et de nuit, des patrouilles et missions à longue portée, des patrouilles conjointes avec les FARDC, des escortes de convois ou à pied, des travaux de génie et de la reconnaissance aérienne.

La Force a également aidé de manière persistante les forces de sécurité du gouvernement de la RDC avec un soutien logistique, des échanges de renseignements, des conseils opérationnels, un soutien médical et de la formation militaire dans le but de renforcer les relations avec les FARDC et d'accroître la protection des civils.

En outre, les ingénieurs de la force de la MONUSCO ont coopéré avec les autorités locales pour améliorer les lignes de communication permettant un approvisionnement logistique plus régulier et la protection des civils dans certaines régions plus difficiles d'accès. Sur le plan opérationnel, la Force a répondu aux violations contre la population ainsi qu'aux tentatives de nuire aux activités quotidiennes des communautés. La réponse vigoureuse et robuste aux alertes est essentielle pour assurer la protection des civils et assurer le maintien des activités régulières de la population.

La situation concernant la sécurité en Ituri reste imprévisible en raison des attaques continues de CODECO/URDPC, des ADF et de l'ALC. Le 11 juillet 2021, la Force de la MONUSCO est intervenue durant une incursion du CODECO à Kashigbana et Auora. La Force a réussi à déloger et repousser les combattants du groupe armé. Du 14 au 15 juillet 2021, la Force de la MONUSCO a effectué des patrouilles depuis Bunia, Fataki, Amee et Londoni afin de démontrer une présence robuste des troupes, assurer la liberté de mouvement le long de la RN 27 et faciliter l'aide humanitaire. Aussi, le 13 juillet 2021, les troupes de la MONUSCO ont aidé à éteindre un incendie qui s'est déclaré dans le quartier Bznkoko de Bunia.

Depuis le 07 juillet 2021, la Force de la MONUSCO, en partenariat avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et le Bureau conjoint aux droits de l'homme (BCNUDH), ont organisé une formation de renforcement des capacités pour les FARDC et la PNC. Les participants ont reçu un entraînement sur les techniques de combat dans la jungle, de l'entraînement au combat à main nue, de la formation sur les premiers soins et de l'instruction sur le droit humanitaire. Cette formation permettra donc d'augmenter l'efficacité des forces de sécurité locales et d'améliorer leurs interactions avec les acteurs humanitaires.

Le 07 juillet 2021, à Mweso, la Force de la MONUSCO a empêché la taxation illégale par le CMC Nyatura. La réponse immédiate de la Force a forcé les membres de ce groupe à fuir dans les forêts. La poursuite effectuée par nos troupes a permis le contrôle de la zone permettant un passage sûr à la population.

En outre, le rythme opérationnel accru des opérations conjointes entre la Force MONUSCO et les FARDC a entraîné notamment une augmentation de reddition des combattants de groupes armés ce qui est une réalisation majeure vers la stabilisation.

Au Sud-Kivu, la Force de la MONUSCO a lancé, le 10 juillet 2021, une patrouille spéciale vers Bwegera pour dominer et accroître la confiance de la population locale dans la zone.

Les casques bleus ont également sensibilisé les habitants à la situation sécuritaire dans la région en organisant des réunions d'interaction et de sécurité avec la PNC, les FARDC et les chefs de village. Dans Fizi et Uvira, la présence des Casques bleus a assuré la réduction des activités des groupes armés avec un nombre important de redditions. Les combattants ont pu s'approcher des bases de la MONUSCO et se rendre dans un environnement sûr et sécurisé. Cette réduction de la menace et des ressources pour les groupes armés est le résultat direct des efforts de la Force pour convaincre les combattants des groupes armés à passer vers une vie plus paisible. La Force de la MONUSCO a également poursuivi ses efforts en soutien aux infrastructures en RDC, permettant d'améliorer la liberté de mouvement dans des endroits difficile d'accès et, donc, aidant à améliorer la sécurité économique des communautés.

Le 14 juillet 2021, les ingénieurs népalais ont achevé la réhabilitation à 100 % de la route de l'aéroport de Bunia au pont Shari River/Budhana sur la RN 27. Le projet facilitera la mobilité de la population, des autorités civiles, des forces de sécurité, des fournitures logistiques et de l'évacuation. La Force de la MONUSCO continuera à jouer un rôle positif et constructif en appui aux FARDC, au gouvernement et à la population comme mandaté dans la résolution du Conseil de sécurité. Ce soutien est approprié et fondamental pour améliorer la protection des civils. EQUIPE DE PAYS UNESCO Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, réuni en ligne depuis le 16 juillet, a décidé lundi 19 juillet de retirer le Parc national de la Salonga (République démocratique du Congo) de la Liste du patrimoine mondial en péril en raison des améliorations apportées à son état de conservation.

Le Comité a accueilli favorablement la clarification fournie par les autorités nationales qui stipule que les concessions pétrolières chevauchant le bien sont nulles et non avenues et que ces blocs seront exclus des futures mises aux enchères. Il a également observé que la gestion du parc a été grandement améliorée, notamment en ce qui concerne le renforcement des mesures anti-braconnage. Le suivi régulier de la faune sauvage montre que les populations de bonobos demeurent stables au sein du bien malgré les pressions passées et que la population d'éléphants de forêt a lentement commencé à se reconstituer.

Le Comité a reconnu les efforts déployés pendant toutes ces années par les autorités nationales, le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO et l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) pour parvenir à cette importante réalisation. Inscrit en 1984 sur la Liste du patrimoine mondial et en 1999 sur la Liste du patrimoine mondial en péril, le Parc national de la Salonga est la plus grande réserve de forêt tropicale humide d'Afrique.

Situé au cœur du bassin central du fleuve Congo, ce parc est très isolé et accessible uniquement par voie d'eau. Il abrite de nombreuses espèces endémiques menacées, telles que le bonobo, le paon du Congo, l'éléphant de forêt et le crocodile africain à museau étroit ou faux gavial d'Afrique.

UNICEF

Pour répondre de façon massive et efficace à la troisième vague de la COVID-19 survenue en République démocratique du Congo (RDC), le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) a remis au Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention le 17 juillet 2021, un lot de matériels et médicaments. La remise de ce lot de matériels, d'une valeur de plus de 1,5 million de dollars américains, intervient dans le cadre du Projet de Développement du Système de Santé (PDSS) dans son volet « Appui à la mise en œuvre du plan national de réponse contre l'épidémie au COVID19.

Il composé essentiellement d'équipements de réanimation, de concentrateurs d'oxygène, d'électrocardiographes, d'équipements de protection individuelle, de masques de protection respiratoire de type N95, de thermomètres électroniques sans contact, de médicaments de première nécessité, de près de 75.000 tests PCR COVID-19, de pompes d'aspiration et autres consommables.

Tous ces matériels et médicaments seront directement acheminés dans les formations sanitaires désignées pour la prise en charge des cas de COVID 19, là où l'épidémie sévit que ce soit à Kinshasa ou dans les provinces. Aujourd'hui, la remise de cet important lot de matériels et d'équipements médicaux acquis sur fonds propres de l'UNICEF et en partenariat avec la Banque Mondiale, le PDSS et Novacyt, est une preuve de l'engagement des partenaires à accompagner le Gouvernement de la RDC dans l'accomplissement de la mission qui lui est assignée.

« L'UNICEF est mobilisé aux côtés du Gouvernement pour renforcer le système de santé à faire face, contenir et limiter l'impact de la troisième vague de la COVID-19 en RDC. L'UNICEF continuera à soutenir le personnel de santé en lui octroyant le matériel de qualité nécessaire pour poser les bons diagnostics, pour déceler de quoi souffrent exactement les patients, et pour remédier aux soins les plus urgents et réduire autant la morbidité que la mortalité de la COVID-19, a déclaré Edouard Beigbeder, Représentant de l'UNICEF en RDC.

Pour rappel, les autorités sanitaires congolaises ont annoncé le 03 juin 2021, la survenue de la troisième vague de la Covid-19 en République Démocratique du Congo (RDC) avec Kinshasa comme épicentre. REFUGIES Le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, appelle à des mesures urgentes et renforcées pour protéger les civils dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où de récentes attaques répétées commises par un groupe armé ont déjà déplacé près de 20 000 personnes dans la province du Nord-Kivu. Les groupes armés continuent de dévaster la vie des civils malgré l'état d'urgence décrété le 6 mai dernier par le président de la RDC, Félix Tshisekedi, dans le Nord-Kivu et la province voisine de l'Ituri.

Cette déclaration visait à mettre fin aux violences perpétrées par les groupes armés et à rétablir l'ordre public dans la région. Depuis le 22 juin, les Forces démocratiques alliées (ADF) auraient causé la mort brutale d'au moins 14 personnes et en auraient blessé de nombreuses autres dans la ville de Beni et ses environs. Des habitations ont été pillées, et d'autres incendiées. Il s'agit de la première attaque commise depuis deux ans dans cette ville par l'ADF, dont la résurgence terrorise la vie des habitants. Un sentiment de panique et d'anxiété prévaut au sein de la communauté, ainsi qu'un manque de confiance envers les forces de sécurité, étant donné les attentes élevées en matière d'amélioration des conditions de sécurité suite aux nouvelles mesures. Ces récentes attaques ont forcé des milliers de personnes à fuir leurs foyers en quête de sécurité dans la partie orientale de Beni, et continuent à affaiblir et à perturber les activités sociales, économiques et éducatives.

Malgré les efforts, la réponse humanitaire dans cette partie de la RDC est de plus en plus mise à mal par l'impact cumulatif de multiples situations d'urgence, y compris les conséquences de l'éruption volcanique du Mont Nyiragongo à Goma le 22 mai dernier. Près de deux millions de personnes ont été déracinées par l'insécurité et la violence dans la seule province du Nord-Kivu au cours des deux dernières années. Le HCR et ses partenaires aident les autorités locales à enregistrer les familles déplacées, à évaluer leurs besoins et à y répondre.

Malgré des conditions de vie difficiles, les déplacés retournent peu à peu dans leur quartier. Plus de 100 000 personnes déplacées ont bénéficié d'abris d'urgence en 2020 - et près de 14 000 depuis début 2021 - mais les besoins demeurent élevés car les attaques des groupes armés continuent de générer des déplacés internes dans la province, beaucoup étant obligés de fuir à plusieurs reprises. Les femmes et les enfants dont les besoins sont particulièrement aigus reçoivent des abris, des articles de secours et des allocations d'aide en espèces. Le HCR continue également à apporter un appui aux communautés locales, qui sont en première ligne dans la réponse aux déplacements forcés récurrents.

Les partenaires du HCR effectuent un travail essentiel de documentation des violations des droits humains. Des ressources supplémentaires sont nécessaires de toute urgence. L'appel du HCR pour ses opérations en RDC, d'un montant de 205 millions de dollars, n'est financé qu'à hauteur de 36%.

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