Congo-Brazzaville: NBA - Le triomphe des Africains

La NBA, le plus grand championnat de basket au monde, a couronné son champion 2021 ; il s'agit des Bucks de Milwaukee, emmené par son armada de joueurs d'origine africaine à l'instar de sa star Giannis Antetokounmpo, auréolé en plus du trophée de meilleur joueur (MVP) des finales.

Quelle belle récompense ! Quel parcours ! Quel chemin accompli ! L'histoire incroyable d'un gamin d'Athènes qui vendait des montres et autres breloques dans les rues de sa ville pour s'acheter à manger. Fils de parents sans papiers qui ont quitté le Nigéria pour s'installer en Europe, Giannis s'est mis au basket pour oublier sa misère. « Jamais je n'imaginais en arriver là », confiait l'intéressé en conférence de presse, les deux trophées en main. Personne ne l'imaginait là en réalité. Son destin est fantastique justement parce qu'il n'était absolument pas destiné à tout ça. L'adolescent longiligne jouait en deuxième division en Grèce quand des recruteurs NBA, intrigués par ses dimensions hors-normes, sont venus le chercher.

Mais il restait un inconnu aux yeux d'un très grand nombre. Pas pour les Bucks, qui ont osé le drafter en quinzième position en 2013. Antetokounmpo est venu aux Etats-Unis à 18 ans. Il parlait à peine anglais. Il n'avait même pas son permis de conduire. Et pour la première fois, il se retrouvait privé de sa famille, dans l'incapacité de traverser l'Atlantique sans visa. La ville et la franchise de Milwaukee l'a accueilli à bras ouverts. Un an après, les Bucks gagnaient à peine 15 matches sur l'intégralité de la saison. Une victoire de moins que lors de leur campagne de playoffs en 2021. De cette équipe, seuls deux joueurs figuraient encore dans l'effectif au coup d'envoi des finales : Giannis Antetokounmpo et Khris Middleton.

Le voilà sur le toit du monde. Il est un champion NBA depuis la victoire des Bucks contre les Suns (105-98) dans le match 6 des finales NBA. Battu lors des deux premiers matches de la série, Milwaukee est devenu la cinquième équipe de l'Histoire à remonter un 0-2 avant de toucher au Graal. Un sacre héroique marqué de l'empreinte de son chef de file, auteur de 50 points dans le match 6. Un exploit presque inédit : seulement six autres joueurs ont fait de même à ce stade de la compétition. Mais aucun, hormis Bob Pettit en 1958, n'avait conclu des finales avec 50 pions. Giannis a claqué trois performances à plus de 40 unités contre les Suns. Il a bouclé sa saison avec 35 points, 12 rebonds, 5 passes et plus de 60% aux tirs sur les six rencontres contre Phoenix. Là encore du jamais vu. Des accomplissements dignes des plus grands basketteurs. Le tout à seulement 26 ans.

En 2019, le succès de Toronto avait consacré plusieurs fils du continent africain. La franchise canadienne dont le manager général n'est autre que le Nigérian Masai Ujiri avait, effectivement, dans son effectif le Camerounais Pascal Siakam, le Nigérian OG Anunoby et le Congolais Serge Ibaka. Tous les trois étaient d'ailleurs très importants dans le sacre des Raptors. Mais un an après, il n'y avait aucun basketteur africain aux Lakers, champion 2020. Ce ne sera pas le cas cette année, puisque le Nigérian Jordan Nwora, le Guinéen Mamadi Diakité et le frère de Giannis, Thanasis, consacrent une fois de plus le continent de leurs ancêtres.

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