Afrique: Une cérémonie dominée par le Covid

23 Juillet 2021

Les Jeux olympiques les plus attendus de l'histoire, retardés d'un an par le coronavirus, ont officiellement débuté vendredi à Tokyo: les trois coups de cette quinzaine de sport ont été donnés lors d'une cérémonie d'ouverture sobre, parfois grave, dans le contexte toujours pesant de la pandémie.

"Je déclare ouverts les Jeux de Tokyo", a solennellement déclaré l'Empereur du Japon Naruhito, selon la formule consacrée et attendue impatiemment par le mouvement sportif depuis que Tokyo a été désigné ville-hôte des JO-2020 en septembre 2013.

Dans un monde restant sous la menace du Covid-19, la cérémonie d'ouverture n'a pas eu le caractère festif qu'elle a normalement, et qu'elle avait eu en particulier à Rio en 2016 sur des airs de samba.

C'est bien le Covid qui a dominé cette cérémonie, entre hommage au personnel médical en première ligne contre la pandémie, avec ses infirmières et soignants choisis pour porter le drapeau olympique jusqu'au mat où il flottera pendant deux semaines et parmi les derniers porteurs de la flamme, une vidéo de sportifs s'entraînant seul, en référence aux compétitions stoppées net par la pandémie, et un défilé, inédit, de sportifs masqués.

Ce contexte particulier était aussi au cœur du discours de Thomas Bach qui a salué la résilience du Japon et des sportifs: "Aujourd'hui est un moment d'espoir. Oui, c'est très différent de ce que nous avions tous imaginé. Mais profitons de ce moment, car enfin nous sommes tous réunis ici (...) Ce sentiment d'unité, c'est la lumière au bout du tunnel obscur de cette pandémie", a insisté le président du Comité international olympique (CIO).

Le lever de rideau de ces Jeux de la XXXIIe Olympiade a duré trois heures et demie et a été ponctué par des feux d'artifice, tableaux de danse moderne, prouesses technologiques avec un globe terrestre formé dans le ciel de Tokyo par des drones, des arts traditionnels japonais et même de l'humour avec un mime des pictogrammes représentant tous les sports au programme.

La cérémonie s'est déroulée devant des tribunes quasiment vides alors que le Stade olympique de Tokyo peut accueillir 68.000 spectateurs en temps normal.

A leur entrée dans le stade, pas d'applaudissements ni d'acclamations, mais les sportifs ont tout de même salué les tribunes vides.

Comme à Rio en 2016 et pour les Jeux d'hiver de Pyeongchang en 2018, le Tongien Pita Taufatofua a fait sensation en défilant torse nu, le corps huilé, tandis que la star de la NBA Kevin Durant était noyée dans la délégation américaine.

Comme le veut la tradition, la cérémonie s'est conclue par l'embrasement de la vasque qui brûlera pendant la durée des Jeux. Avec en dernière relayeuse, la joueuse de tennis japonaise Naomi Osaka.

Avant le coup d'envoi de la cérémonie, des centaines de curieux s'étaient pressés autour du stade pour se faire prendre en photo, tandis qu'un dizaine de manifestants anti-JO ont fait entendre leurs voix et leur hostilité à cet événement qui a coûté au Japon 13 milliards d'euros, dont un surcoût de 2,3 mds à cause du report d'un an.

Même si Tokyo accueille les JO d'été pour la deuxième fois, après 1964, ces Jeux, qui ont bien failli ne pas avoir lieu, ne sont définitivement pas un rendez-vous normal dans l'histoire olympique.

Pour rassurer leur opinion publique face à l'explosion des cas de coronavirus, les autorités nippones ont pris des mesures drastiques: tests quotidiens pour les sportifs, port du masque obligatoire pour tous, rassemblements limités au strict minimum dans le Village olympique, interdiction aux proches et aux familles des sportifs étrangers de venir au Japon et pour finir, du jamais vu dans l'histoire des JO, absence quasi-totale de public.

Sur le plan sportif, ces JO sont déjà historiques, puisque, pour la première fois, il y aura autant de femmes que d'hommes à participer aux 339 épreuves au programme, au nom de l'équilibre entre les sexes cher à Thomas Bach, qui a également poussé pour l'inclusion de sports dits "jeunes et urbains", comme le skateboard, le surf, le basket 3x3 ou encore l'escalade.

Parmi les 11.090 sportifs inscrits à Tokyo, pas d'icône sportive de dimension planétaire, hormis le patron du tennis mondial Novak Djokovic, mais les nageurs américains Caeleb Dressel et Katie Ledecky, leur compatriote Simone Biles (gymnastique), engagés sur tous les fronts dans leurs sports, peuvent s'offrir une impressionnante collection de titres et/ou de médailles.

La délégation togolaise espère rafler quelques médailles, notamment en aviron. Au Total, six athlètes venus de Lomé participent à ces olympiades.

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