Afrique: Haïti - Louise Mushikiwabo salue la formation d'un nouveau gouvernement

Dakar — La secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Louise Mushikiwabo, saluant la formation d'un nouveau gouvernement cette semaine en Haïti, "encourage la recherche d'un consensus toujours plus large" et réitère son appel à un dialogue inclusif pour la tenue d'élections présidentielle et législatives "libres, fiables, transparentes et consensuelles", annoncent ses services.

La SG de l'OIF "s'associe au peuple haïtien pour rendre hommage" au défunt président Jovenel Moïse, "lâchement assassiné le 7 juillet, dont les funérailles nationales se tiennent aujourd'hui", vendredi, tout en "appelant les populations au calme en ce jour de deuil", rapporte un communiqué.

Aussi Mme Mushikiwabo salue-t-elle "la formation cette semaine du gouvernement conduit par" Ariel Henry, un chirurgien de 72 ans nommé Premier ministre par Jovenel Moïse deux jours avant son assassinat.

"Madame Mushikiwabo encourage la recherche d'un consensus toujours plus large et réitère son appel à toutes les parties pour qu'elles s'engagent dans un dialogue inclusif afin, notamment, de réunir les conditions à la tenue d'élections présidentielle et législatives libres, fiables, transparentes et consensuelles", ajoute le communiqué.

Il assure que la secrétaire générale de l'OIF "réitère la pleine disponibilité de la Francophonie à accompagner, aux côtés des pays amis et ceux de la région ainsi que des partenaires internationaux, les efforts conduits par les autorités et acteurs nationaux pour le bon déroulement de ces scrutins et soutenir la stabilité durable du pays".

Le nouveau Premier ministre haïtien a pris ses fonctions mardi, en promettant de rétablir l'ordre avant d'organiser des élections exigées par la population et la communauté internationale.

Ariel Henry, 7e Premier ministre de Jovenel Moïse en 4 ans, s'est également engagé à traduire en justice les responsables de l'assassinat du président haïtien, inhumé ce vendredi dans sa région natale à Cap-Haïtien, deuxième ville du pays et capitale nord, 15 jours après son assassinat.

Les exécutants, 18 mercenaires colombiens, anciens soldats de l'armée régulière démobilisés, ont été arrêtés, mais l'identité des commanditaires demeure inconnue, même après l'annonce de la police d'avoir mis à jour un complot organisé par un groupe d'Haïtiens ayant des liens avec l'étranger.

L'assassinat de M. Moïse, 53 ans, venu du monde des affaires et élu président en 2016 avant de prendre ses fonctions le 7 février 2017, ést intervenu dans un contexte où Haïti reste gangrené par l'insécurité et notamment les enlèvements contre rançon menés par des gangs.

Le président Jovenel Moïse, accusé d'inaction face à la crise, était confronté à une défiance d'une bonne partie de la population civile dont une large partie restait opposée à l'organisation d'un référendum constitutionnel, d'abord prévu le 27 juin et reporté au 26 septembre.

Ce référendum, voulu par le président était largement contesté par l'opposition et jusque dans le camp présidentiel, la procédure étant accusée de ne pas respecter les dispositions de l'actuelle Constitution.

Le texte de cette réforme constitutionnelle vise à renforcer l'exécutif, deux avant-projets déjà présentés proposant de supprimer le Sénat et d'ouvrir la possibilité d'effectuer deux mandats présidentiels successifs.

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