Madagascar: Projet d'attentat contre Andry Rajoelina - Nouvelle perquisition et d'autres arrestations hier

L'enquête relative à cette affaire est diligentée par la Procureure générale près la Cour d'Appel d'Antananarivo, Razafiarivony Berthine.

De source proche du dossier, le Directeur général d'une importante société d'extraction et d'exploitation pétrolière est auditionné dans les locaux de la Brigade criminelle depuis hier après-midi.

L'enquête concernant le projet d'attentat contre le président Andry Rajoelina avance à grande vitesse. Durant la journée d'hier, la Procureure générale près la Cour d'Appel d'Antananarivo, Berthine Razafiarivony a été aperçue en train de faire le va-et-vient au bureau de la Brigade criminelle à Anosy où sont gardées à vue toutes les personnes auditionnées dans le cadre de ce dossier. De sources bien informées, l'enquête relative à cette affaire est confiée à la Brigade criminelle et à la Direction de la Surveillance du Territoire, et diligentée par la PGCA. D'où les déplacements fréquents de cette dernière dans les locaux des services spécialisés de la Police nationale à Anosy. A en croire nos sources, une nouvelle perquisition a encore été réalisée hier en début de soirée. Jusqu'à l'instant où nous mettons cet article sous presse, nous n'avons pu obtenir la moindre information sur les tenants et aboutissants de cette perquisition.

Correspondances par mails. Mais la grande information de la journée d'hier était la convocation par la Brigade criminelle du Directeur général d'une importante société d'extraction et d'exploitation pétrolière implantée à Madagascar depuis plusieurs années. Ce dernier, ainsi qu'un de ses proches collaborateurs basés au pays, ont été auditionnés à Anosy depuis hier après-midi. Notre source a laissé entendre que la perquisition effectuée au domicile du franco-malgache, l'ancien officier de la gendarmerie française à Ambohitrarahaba, a permis de découvrir des échanges de mails entre ce grand investisseur et cet ancien officier français, considéré pour l'instant comme le principal cerveau de cette affaire.

Des échanges de mails ayant permis de savoir qu'un mécanisme de financement à hauteur de 10 millions d'euros a été mis en place pour financer un coup d'Etat à Madagascar. Les mails auraient aussi révélé qu'en contrepartie de ce financement, ladite société a obtenu une garantie du déblocage de sa situation à Madagascar, mais aussi l'assurance de l'entière sécurisation de ses investissements. Ces correspondances par mails sont actuellement entre les mains des enquêteurs. Pourtant, selon une source proche du dossier, cet ancien gendarme français, instructeur commando parachutiste, a tenté d'effacer toutes les données qui se trouvaient dans son ordinateur et sur son IPhone, mais les enquêteurs de la Gendarmerie nationale malagasy ont réussi à les récupérer.

Femme mariée. En tout cas, pour le moment, les enquêteurs multiplient les perquisitions et les arrestations. Hier, une équipe de la Brigade criminelle a procédé à l'arrestation de l'un des enfants du présumé cerveau de ce projet d'attentat contre le président Andry Rajoelina. Il convient de noter aussi que l'épouse de ce dernier, arrêtée mercredi lors de la perquisition dans son domicile à Ambohitrarahaba, est elle-aussi gardée à vue dans les locaux de la BC Anosy. La journée d'hier a également été marquée par l'arrestation de la petite-amie de l'autre officier retraité français interpellé à l'aéroport international d'Ivato mardi. Pourtant, selon notre source, il s'agit d'une femme mariée, de nationalité malagasy. Pour l'heure, on ignore la date du défèrement mais à en croire notre source, plusieurs personnes, dont des officiers supérieurs malgaches, vont encore être auditionnées dans le cadre de cette affaire.

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