Ile Maurice: Cour de Moka - L'enquête judiciaire sur la mort de Kistnen rouverte mardi

On ne sait quels témoins vedettes ou pas seront convoqués ce mardi dans l'affaire Kistnen. En effet, l'enquête sur la mort de l'ex-activiste orange sera rouverte. Sollicité hier, Me Rama Valayden, qui représente les intérêts de Simla Kistnen, veuve de l'ex-agent du MSM, confirme cette information. Selon nos renseignements, il est possible qu'un enquêteur en particulier soit appelé. Et soit interrogé sur l'enquête qu'il mène en solo et, selon un avocat, «tout comme Rantanplan, en s'engageant sur une piste opposée à celle prise par l'enquête judiciaire».

Mais la police ne devrait-elle pas prendre le relais de l'enquête judiciaire ? «La police a commencé ou recommencé son enquête le lendemain de la fin des audiences à Moka», nous dit notre interlocuteur.«Mais pas en suivant les retombées des audiences, les contradictions des témoins ou les aveux d'autres témoins. La police n'aurait pas non plus exécuté certaines demandes de la cour, comme la saisie de l'Ipad de Yogida Sawmynaden.» Selon nos renseignements, cet enquêteur aurait interrogé des témoins qui n'ont pas été inquiétés par l'enquête judiciaire.

Interrogés, harcelés et même arrêtés

Pour un ancien enquêteur aguerri, la police ne doit négliger aucune piste. «Parfois, des innocents sont interrogés, harcelés et même arrêtés. La police n'a pas à rendre compte sauf s'il est prouvé qu'elle était de mauvaise foi en ciblant ces innocents.» Et dans le cas précis de l'affaire Kistnen, les enquêteurs de la police ne font-ils pas preuve de mauvaise foi ? Réponse de l'ex-gabelou :«Il faut vous rappeler qu'une enquête judiciaire a été mise sur pied justement parce que la police ne faisait rien et avait même avancé la thèse de suicide. Il est clair que mes ex-collègues tiennent tête au Directeur des poursuites publique et à la cour. N'oubliez pas que de hautes personnalités sont concernées. Je suis curieux de savoir comment tout cela va finir.»

Le brusque arrêt des travaux de l'enquête le 18 juin avait laissé beaucoup sur leur faim. Certains témoins qui devaient déposer n'ont pu le faire alors que d'autres ont fait faux bond, prétextant être souffrants. «L'enquête a été déclarée terminée le 18 juin», nous explique l'avocat. «Mais une réouverture était possible si de nouveaux éléments surgissent. Et c'est ce qui serait arrivé.»

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X