Congo-Brazzaville: BEPC - 2021 - Des téléphones confisqués à l'examen ne seront pas restitués

Pendant les épreuves du Brevet d'études du premier cycle (BEPC), qui débuteront le mardi 27 juillet, les candidats ne devraient pas arriver aux centres d'examen avec les téléphones, a souligné le ministre de l'Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l'Alphabétisation, Jean-Luc Mouthou, lors d'une rencontre avec les membres du jury au cours de laquelle plusieurs méthodes pour empêcher la fraude ont été évoquées.

« Durant les épreuves du BEPC, si un téléphone est saisi, il ne sera pas restitué au candidat qui aurait pris le risque de l'amener au centre d'examen », a déclaré le ministre Jean-Luc Mouthou, précisant que lorsqu'un document servant de fraude est saisi, il n'est pas restitué au candidat à la fin des épreuves. Il en est de même pour les téléphones. Les parents et les élèves doivent prendre conscience de la mesure qui vise à lutter contre la fraude, avant qu'il ne soit trop tard. Le ministre de l'Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l'Alphabétisation a, par ailleurs, expliqué que les services de sécurité sont en train de faire un grand travail sur les téléphones saisis lors du baccalauréat ayant pris fin il y a quelques jours.

Fraude par candidat égaré

Il y a des élèves qui parfois se présentent à l'examen comme candidats égarés. Ils déposent leurs dossiers par personnes interposées qui finalement ne les font pas acheminer à la direction des examens et concours. A l'orée de l'examen, ils ne voient leurs noms nulle part. Pour éviter que l'année scolaire les glisse entre les doigts, des centres spéciaux sont créés pour recevoir ces élèves dits égarés. Seulement, parmi eux, figurent ceux qui ne sont pas réellement égarés, car une industrie de fraude s'est développée autour de ce phénomène. A partir de cette année, notamment pour le BEPC, le ministre a été clair : « Il faut mettre les copies des candidats égarés dans des enveloppes spéciales, les acheminer à Brazzaville, afin de remonter la filière pour savoir si ces derniers sont réellement égarés », a-t-il ordonné aux membres du jury. Les prétextes de candidats égarés seront donc tirés à boulets rouges.

Remplacement des surveillants

Pour faciliter la fraude, certains chefs de centre d'examen remplacent les surveillants par des individus choisis de leur propre gré, évoquant le retard au lieu d'examen des surveillants réellement programmés. Ainsi, ces remplaçants servent de courroie de transmission des supports servant à tricher. A ce sujet, le ministre Jean-Luc Mouthou a indiqué que cette-fois-ci, ce phénomène fantaisiste ne sera pas toléré.

Cadenas intelligents

Comme au baccalauréat, les cadenas intelligents feront partie des mécanismes mis en place pour éviter la fuite des sujets. Les malles des sujets seront scellées avec des cadenas intelligents qui permettront de tout surveiller, depuis le ministère, via les satellites pour éviter que les membres du jury les ouvrent, fassent tout et n'importe quoi. Pour sortir les sujets des malles en vue de lancer les épreuves, ces cadenas intelligents seront activés et désactivés depuis le ministère à Brazzaville où une salle a été équipée à ce propos. Au cas où la malle ne s'ouvrirait pas, depuis le ministère du fait des complications de la technologie, un code sera envoyé via le téléphone du membre du jury concerné afin de débloquer la situation.

Départ des membres du jury

Les membres du jury ont quitté Brazzaville le 23 juillet pour différents centres d'examen à travers le pays. Que le lancement des épreuves, prévu pour le mardi 27 juillet, soit effectif et que tout se passe dans de meilleures conditions, a souhaité le ministre de l'Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l'Alphabétisation. « Nous les attendons aux résultats au même titre que les candidats », a-t-il dit.

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