Congo-Brazzaville: Justice - La FBCP continue à solliciter la libération de la veuve du général Kahimbi

L'ONG dit penser que les accusations mises à sa charge ainsi qu'à celle de sa tante n'ont jamais été très claires.

Dans son communiqué de presse No.280 / FBCP/ CEI/ 2021 signé par son président, Emmanuel Adu Cole, la Fondation Bill- Clinton pour la paix (FBCP) indique que la veuve Nkoy Okale Brenda et sa tante Scholastique Mando Pila, qui étaient arrêtées et détenues au pavillon 10 A dans la prison centrale de Makala par le Parquet de Grande instance de la Gombe, étaient oubliées par la justice congolaise alors que leur dossier était encore sous instruction. « Et depuis lors, elles sont oubliées par la justice congolaise », a indiqué cette ONG de défense des droits de l'homme établie en République démocratique du Congo (RDC), qui note que les deux avaient été placées sous mandat de dépôt provisoire depuis le 9 juin.

La FBCP relève, en outre, que les accusations mises à leur charge ne sont pas très claires. « Tantôt, on évoque les tentatives d'évasion, tantôt c'est des menaces à l'endroit des magistrats », a fait savoir cette organisation. Et de réitérer sa demande d'une enquête indépendante, crédible, sérieuse et transparente pour déterminer les vrais causes de leur arrestation qu'elle continue à considérer arbitraires, « jusqu'à la preuve du contraire ». Tout en exigeant la libération de ces détenues dans le meilleur délai, en se basant sur la justice pour tous prônée par le chef de l'État congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, la FBCP, qui dit aussi s'appuyer sur les informations lui fournies par une source indépendante, craint, par ailleurs, qu'il existe une main noire derrière ce dossier.

Brenda Nkoy, veuve de l'ex-chef du renseignement militaire Delphin Kahimbi en RDC, décédé brutalement en 2020, a été renvoyée en prison le 9 juin, deux jours après son acquittement dans l'affaire de la mort de son mari. Il est rappelé que la veuve Brenda Nkoy avait été acquittée avec une dizaine de prévenus, poursuivis pour assassinat du général Delphin Kahimbi, contre l'avis du procureur qui avait requis la peine de mort. Elle serait impliquée, selon la plainte reçue par le parquet, dans une affaire de vente illicite d'une parcelle. Alors que sa tante aurait, selon le procureur, violé les consignes de « résidence surveillée » à laquelle elle était astreinte.

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