Congo-Brazzaville: CEMAC - La Covid-19 impose la révision du code de la marine marchande

La journée africaine des mers et des océans est célébrée le 25 juillet de chaque année. Elle se tient depuis deux ans dans un contexte particulier marqué par la Covid-19 qui impacte l'action des gens de mer au point de souligner la nécessité de réviser le code de la marine marchande de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).

Cette journée est commémorée depuis l'adoption en 2014 par l'Union africaine (UA) de la stratégie maritime africaine intégrée sur les mers et les océans (AIM 2050).

Depuis plus d'une année et demie, malgré la rudesse de la pandémie du coronavirus et ses corolaires, les gens de mer et les services de transport maritime ont tenu mordicus à maintenir le commerce mondial témoignant ainsi leur rôle proéminent dans les échanges économiques.

Les chaînes d'approvisionnement dans le monde entier ne sont pas interrompues au grand bonheur de l'humanité qui vit l'une des crises sanitaires les plus sévères des temps modernes.

En effet, la Covid-19 a mis les marins à rude épreuve et il leur a fallu beaucoup de dévouement et de professionnalisme pour continuer leurs activités. C'est ailleurs en reconnaissance de cela que l'Organisation maritime internationale (OMI) a placé la journée mondiale des mers et des océans cette année sous le thème : « Gens de mer : au cœur des transports maritimes de demain ».

Plusieurs observateurs pensent que les mutations provoquées par le coronavirus dans le secteur maritime imposent la révision du code communautaire de la marine marchande de la CEMAC. L'objectif étant d'arrimer le code aux évolutions intervenues dans le secteur notamment avec l'usage des mesures barrières et autres restrictions dues au coronavirus.

« La Covid-19 a révélé les limites du code de la marine marchande de la CEMAC. Les experts doivent réfléchir pour apporter des solutions aux problèmes qui se posent actuellement aux gens de mer », estime le président de l'Association congolaise du droit maritime, Eric Dibas-Franck.

Pour lui, le Congo qui a été l'inspirateur de la révision de ce code en 2012 est appelé à « continuer à jouer son rôle de leadership dans la sous-région ».

Adopté en 1994, le code communautaire de la marine marchande a été révisé en 2001 et 2012. C'est un instrument juridique des six pays de la CEMAC, à savoir la République du Congo, la Centrafrique, la Guinée équatoriale, le Cameroun, le Gabon et le Tchad.

Notons que plus de 80% du commerce extérieur s'opère au Congo par voie maritime à travers le port autonome de Pointe-Noire.

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