Somalie: Le processus électoral en panne

Les élections, qui devaient débuter ce dimanche selon le calendrier officiel, n'ont pas commencé alors qu'une crise politique agite la Somalie depuis plusieurs mois.

Le mandat du président Mohamed Abdullahi Mohamed a expiré le 8 février dernier, donnant lieu à de violents affrontements à Mogadiscio en avril. Début mai, dans un geste d'apaisement, le président a délégué l'organisation du scrutin à son Premier ministre. Un accord avait ensuite été trouvé entre le gouvernement fédéral et les régions semi-autonomes. Accord duquel avait découlé un calendrier électoral, apportant un peu d'espoir. Mais à peine commencé, il accuse déjà du retard.

Et c'est pourtant un long cycle électoral qui attend la Somalie. Le scrutin doit s'y dérouler selon un système indirect où des délégués spéciaux, choisis par les clans, votent pour les parlementaires. Qui à leur tour désigneront le président.

Selon le calendrier officiel, ce processus devait débuter ce dimanche, avec l'élection des sénateurs. Suivies par celle des membres de la chambre basse du Parlement en septembre. Et, enfin, celle du président le 10 octobre.

Manque de fonds, Parlement en vacances...

Mais les sénatoriales n'ont pas eu lieu. Les régions, où devaient être élus les représentants du Sénat, n'ont pas soumis la liste des candidats avant la date limite du 24 juillet. La plupart des États, hormis le Jubaland et le Sud-Ouest, n'ont pas non plus désigné leurs délégués.

De plus, certaines régions font face à divers problèmes. Les médias nationaux ont rapporté des fonds insuffisants pour organiser le scrutin dans certains États. Dans le Galmudug, le Parlement est en vacances jusqu'au 1er août. Quant au Somaliland, il doit encore résoudre des disputes internes, notamment sur la composition de son comité électoral.

Le Jubaland semble pour l'instant le mieux parti pour organiser ce vote. Il pourrait avoir lieu dans la semaine.

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