Madagascar: Projet d'attentat contre Andry Rajoelina - Echange de mails entre le présumé cerveau et le DG de Madagascar Oil

Pour le moment, la compagnie pétrolière n'a fait aucune réaction officielle relative à cette affaire.

Jusqu'où la Société Madagascar Oil est-elle impliquée dans le projet d'attentat contre le président Andry Rajoelina ? C'est la question que se posent les observateurs. Citée par les personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire et trahie par les échanges de mails interceptés par les enquêteurs, cette grande firme internationale se trouve au cœur de cette affaire. Dans l'après-midi de vendredi, le Directeur général de Madagascar Oil, et l'un de ses proches collaborateurs, ont été auditionnés par la Brigade criminelle à Anosy. Pour l'heure, ladite société n'a donné aucune réaction officielle concernant cette affaire. Selon une source non officielle, Madagascar Oil aurait reconnu avoir été contacté par le cerveau présumé, mais aurait nié en bloc son implication et affirme n'avoir débloqué aucun argent pour financer ce projet machiavélique. L'on se demande alors pourquoi cette société n'a pas contacté les autorités pour dénoncer les commandos, ne serait-ce que pour les empêcher de passer à l'acte alors qu'au vu des échanges de mails, elle a donc été en connaissance de cause depuis le début ?

« Lien de confiance ». En tout cas, des échanges de mails entre Paul Rafanoharana et le Directeur général de Madagascar Oil sont actuellement entre les mains des enquêteurs. Des correspondances qui existent depuis plus d'un an. Pour ne citer que celui du 3 juin 2020, ou le mail du 12 octobre 2020. Ces échanges de correspondance ont permis aux enquêteurs de confirmer qu'il y a réellement eu des contacts entre le DG de cette compagnie pétrolière et le présumé cerveau de ce projet d'attentat. Ce dernier évoque même « un lien de confiance » entre eux. Reste à connaître cependant la nature et l'objet de la relation.En tout cas, selon notre source, dans ces mails, le présumé cerveau de l'opération affirme avoir été « sondé » depuis plusieurs mois par plusieurs représentants de la Communauté internationale dont deux pays européens et une organisation financière internationale, des membres de la Société civile, des leaders religieux, des leaders syndicaux, des dirigeants d'associations, des dirigeants d'entreprises, des hauts fonctionnaires de l'Etat encore en service mais aussi des retraités, des militaires et même des chefs d'Institution. Il affirme également être en contact avec des groupes indo-pakistanais qui seraient prêts à financer le projet mais à qui il ne fait pas entièrement confiance. En effet, pour convaincre son contact à verser de l'argent pour financer sa tentative, l'Officier franco-malgache associe toutes ces entités et personnalités, ainsi que les différentes forces vives de la Nation à son projet. Bluff ou pas ? Les enquêteurs vont certainement tout faire pour avoir la confirmation.

Equipe tactique.Quoi qu'il en soit, si l'on s'en tient à ces échanges de mails, l'on pourrait croire que le Chef de l'Etat n'est pas tiré d'affaire. Et ce, dans la mesure où le présumé cerveau évoque l'existence « d'autres groupes concurrents qui se préparent également ». 10 millions d'euros. C'est la somme demandée pour mettre en œuvre le projet. Cette somme servira à garantir le succès du renversement du régime au pouvoir et sécuriser la mise en place des équipes qui vont passer à l'action. D'après les informations, 15 mercenaires sont prévus participer à la mise en exécution de l'attentat contre le président Andry Rajoelina. 5 groupes de 3 commandos organisés de façon tactique. Selon notre source, une première vague d'entre eux aurait déjà réussi à entrer sur le territoire malgache mais pour l'heure, leur positionnement est encore inconnu. Tant qu'ils sont encore dans la nature, ces individus présentent encore une menace pour le régime en place.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X