Cameroun: Lutte contre la déforestation - 13000 ha à restaurer

Le Programme de développement des plantations forestières a été lancé vendredi dernier sous la présidence du ministre en charge des forêts.

Le Programme national de développement des plantations forestières (Pndf), a été lancé officiellement vendredi dernier à Yaoundé. C'était au cours d'une cérémonie présidée par le ministre des Forêts et de la Faune (Minfof), Jules Doret Ndongo. D'après lui cet outil, capital pour le secteur des forêts, intègre les problématiques émergentes en matière de renouvellement de la ressource forestière.

Il est structuré autour de quatre axes techniques et un axe support constitué notamment d'une production ligneuse et d'une production autre que le bois d'œuvre, de la valorisation des produits bois et développement des chaînes de valeurs sylvicoles (30 000 ha/an), de l'aménagement des berges/bassins versants/points de captage d'eau - défense et restauration des sols (5 000 ha/an) et de la restauration des paysages et terres dégradés (5 000 ha/an). Sa mise en œuvre contribuera à l'atteinte par le Cameroun de l'objectif de restauration d'ici 2030 d'une superficie estimée à 12 millions d'hectares de paysages dégradés et déboisés.

En effet, le Cameroun dispose d'environ 22 millions d'hectares de forêts denses humides soit 46,25% du territoire national. L'exploitation de type minier, la réalisation des agro-industries et autres infrastructures de développement, provoquent de nombreux dégâts qui conduisent à la déforestation et à la dégradation des forêts.

Selon une étude de la FAO, plus de deux millions d'hectares de forêts dense et environ un million d'hectares de forêts de savane humide ont disparu au cours des deux dernières décennies. S'il est indéniable que les taux de déforestation et de dégradation qui sont respectivement de 0,14% et de 0,01% restent parmi les plus faibles au niveau des trois grands bassins forestiers tropicaux du monde, il n'en demeure pas moins que le pays a amorcé depuis quelques années, une tendance à la hausse qu'il convient de maîtriser.

D'après Anicet Ngomin, directeur des Forêts, le programme envisage de mettre en place des plantations qui à partir de 2045, fourniront l'essentiel des 2,5 millions de m3 de bois mis sur le marché par le pays. Le coût dudit programme est estimé à 12 893 milliards de F sur 25 ans, soit une moyenne de 115,72 milliards par an. « A terme, il sera question de permettre au pays de remplacer son offre de bois, constitué quasiment du bois des forêts naturelles, par un bois des forêts plantées », a-t-il déclaré.

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