Ile Maurice: Covid-19 - Il attend les résultats de son test PCR alors qu'il est positif...

Il a tenu à partager son vécu en tirant la sonnette d'alarme sur un service public de santé visiblement dépassé par le nombre de contaminations ces derniers jours. Ce superviseur de 30 ans, employé par une entreprise de construction multidisciplinaire, a commencé à avoir mal à la gorge, mercredi soir. Se disant qu'il s'agit probablement d'une grippe saisonnière, il se rend à son travail le lendemain. Sauf que son état empire, avec une fièvre et des courbatures comme il n'en a jamais eues...

Son travail consistant à se déplacer de chantier en chantier, il informe tout de suite son responsable de son état de santé avant de se rendre à l'hôpital Dr A.G. Jeetoo où il effectuera un test PCR vers les 18 h 30. «On m'a dit que j'allais être appelé le lendemain dans l'après-midi si j'étais positif et on m'a accordé trois jours de congé pour m'isoler à la maison», témoigne notre interlocuteur. Mais il ne recevra aucun appel vendredi. «J'ai appelé mon manager pour l'en informer tout en lui disant que je me sens mieux et que je pourrai reprendre le travail samedi, vu que je n'avais pas mal. Il m'a conseillé de ne prendre aucun risque et de faire un test rapide. Vers 21 h 30, je suis allé m'en acheter un qui coûte Rs 300 à une pharmacie. Le résultat était positif.»

Il alerte tout de suite son employeur avant d'appeler la hotline du ministère le même soir pour en faire autant. Entre-temps, son employeur lui fait parvenir un autre kit de test rapide. Encore une fois, le résultat est positif. Il faut noter que le superviseur est vacciné de sa seconde dose d'AstraZeneca depuis le 28 mai. Finalement, ce n'est que samedi matin à 5 h 40 que le ministère l'appelle pour l'informer que son test PCR effectué jeudi à l'hôpital est positif. «Au ministère, on m'a dit qu'on viendrait me chercher samedi matin. Une ambulance du SAMU est arrivée devant chez moi à 15 heures. À l'arrière, il n'y avait qu'une banquette et une civière. J'étais le troisième passager. En route, ils ont récupéré deux autres personnes.»

Depuis son arrivée en quarantaine dans un hôtel à Trou-aux-Biches, il confie n'avoir reçu aucun soin médical. Personne de la Santé n'a pris de ses nouvelles. Le superviseur souligne toutefois que question repas, aucun reproche à faire. Puis, hier matin, il a été informé qu'une deuxième personne serait admise dans sa chambre. «J'ai répondu que c'est inapproprié et inacceptable qu'il y ait un inconnu dans ma chambre, sans compter que je ne connais pas son état de santé alors que j'ai un ami et voisin de chambre épileptique, également positif, qui est seul alors que son épouse, aussi positive, est dans une autre chambre. C'est le monde à l'envers !»

Nous avons alerté la Santé de ce cas et nous attendons un retour.

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