Congo-Brazzaville: Conservation de l'écosystème - Eve Bazaiba plaide pour la protection des mangroves

La vice-Première ministre, ministre de l'Environnement et Développement durable conseille à chacun de préserver ces aires protégées en posant des actes responsables envers ces biotopes qui présentent des avantages énormes et incommensurables pour l'humanité.

Dans son message à l'occasion de la Journée internationale pour la conservation de l'écosystème des mangroves célébré chaque 26 juillet, la vice-Première ministre, ministre de l'Environnement et Développement durable (VPM-MEDD), Eve Bazaiba Masudi, a relevé les avantages de ces biotopes sur l'humanité. Ce qui l'a conduit à plaider pour leur protection. « Protéger ces biotopes permettra d'assurer le bien-être des générations présentes et futures », a-t-elle souligné.

Notant que la liste des bienfaits des mangroves était longue, la VPM-MEDD a, en effet, relevé que les mangroves fournissent des avantages et des services essentiels à la vie. « Elles assurent la sécurité alimentaire des communautés locales, elles fournissent de la biomasse et des produits forestiers, elles favorisent le maintien des ressources halieutiques et participent à la protection des zones côtières, sans parler de leur capacité à atténuer les effets du changement climatique et d'autres phénomènes météorologiques extrêmes », a souligné la VPM Bazaiba. Et de préciser que leurs ressources exceptionnelles offrent des cadres pour des recherches scientifiques et activités touristiques de grande valeur.

Une importance particulière pour l'humanité

Après avoir souligné tous ces avantages, la VPM Bazaiba a indiqué que la préservation de l'écosystème des mangroves revêt une importance particulière vu qu'il il fait face à des graves défis, allant de l'élévation alarmante du niveau des mers à la biodiversité de plus en plus menacée. Ce, avant de noter la solution prise par la Conférence générale de l'Unesco à sa 38e session, visant à adopter le 26 juillet de chaque année, journée Internationale de la conservation de la mangrove, qui est un écosystème unique, spécial et vulnérable. Faisant un bref état des lieux sur la gestion du parc marin des mangroves, qui est un parc de la République démocratique du Congo (RDC) créée en 1992 et d'une superficie de 768 km2, la VPM-MEDD a noté que cette aire protégée fait partie des zones humides d'importance internationale. A ce titre, a-t-elle fait savoir, il a été inscrit à la convention Ramsar le 18 janvier 1996. Alors que depuis le 11 avril 2000, le parc est repris dans le registre des sites Ramsar dont les caractéristiques écologiques sont susceptibles de connaître des modifications. « Ces zones humides exceptionnelles, qui existent dans de nombreux endroits, sont des espaces naturels précieux versés volontairement en RDC comme patrimoine de l'humanité tout entière. Protéger ces biotopes permettra d'assurer le bien-être des générations présentes et futures », a-t-elle insisté.

Des actes responsables

Eve Bazaiba a rappelé que les deux piliers de la conservation sont la sensibilisation des communautés pour la sauvegarde de ce patrimoine naturel et la lutte anti-braconnage, qui est avant tout un processus proactif qui se doit d'empêcher la mise à mort de tout produit de la faune ainsi que la coupe de la flore. La VPM-MEDD a rappelé que les systèmes de protection actuels du parc marin des mangroves ne permettent pas un contrôle efficace de l'accès et de l'utilisation de la réserve, car les communautés locales ne participent pas activement à la prise des décisions de gestion de l'aire protégée. Aussi, a-t-elle noté, il s'observe l'inexistence de cadre de concertation entre les acteurs riverains et les gestionnaires de la réserve. Ce qui l'a conduit à rassurer que le gouvernement de mon pays prend à sa juste valeur toutes les questions liées à l'environnement, étant donné que les ressources naturelles et surtout environnementales de la RDC constituent aujourd'hui un espoir d'un avenir meilleur et sécurisé pour l'humanité. Elle fait savoir que la RDC s'est engagée, à travers l'adoption du concept de protection des aires protégées, à impliquer les communautés locales dans la gestion de la biodiversité. Tout en regrattant, l'absence, à l'heure actuelle, de textes réglementant spécifiquement les aires protégées, la VPM Bazaiba a relevé que les mécanismes réglementaires pour contrôler l'utilisation inappropriée des aires protégées sont décrits dans des textes applicables au niveau national. Avant de noter que chacun a le devoir de préserver ces aires protégées en posant des actes responsables.

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