Madagascar: Secteur élevage - Une nouvelle politique de gouvernance négociée

Une feuille de route claire pour redynamiser le secteur de l'élevage n'existe pas encore. Le secteur est sous-exploité. Alors que l'élevage doit accompagner l'agriculture pour atteindre l'autosuffisance alimentaire prônée depuis des années, celui-ci est encore décalé au second plan. L'élevage contemplatif occupe le terrain, notamment pour les zébus, alors que les marchés local et extérieur sont prometteurs.

L'accès et la disponibilité de l'alimentation animale et de soins pour le bétail posent encore problème. Le lait local ne suffit pas à la demande, de même que les produits bio issus de l'aviculture, de l'apiculture, n'arrivent pas à répondre en quantité et en qualité. « J'insiste sur la professionnalisation des éleveurs, la nécessité de mettre en place un recensement de cheptel, l'amélioration des cadres règlementaires ou l'alimentation animale. Ces points devront permettre de valoriser la filière petits ruminants qui reste peu considérée et sous-exploitée » témoigne Louis Zafisolo, éleveur spécialisé dans l'élevage caprin venant de la région Androy.

Haingotiana Razafindraibe, président du Conseil d'administration du Malagasy Dairy Board (MDB) avance également quelques propositions. Les industriels du secteur de l'élevage attendent du concret dans le développement du secteur.

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Un atelier de réflexion réunissant le ministère de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche (MAEP), le secteur privé, des associations d'éleveurs et des éleveurs, a eu lieu à Antsirabe, région Vakinankaratra, la semaine dernière. Les grandes firmes telles que Bovima, Smpt, MDB, LFL ou encore Lewis, et des producteurs d'intrants en alimentation animale, des transformateurs et exportateurs, ont été présents à la réunion.

L'objet de l'atelier national a été justement de recueillir les problématiques et les propositions pour améliorer le secteur. « Nous préparons une nouvelle politique de gouvernance adaptée au contexte actuel et répondant aux attentes des tous les acteurs pour les appuyer dans l'amélioration du rendement national et notre compétitivité. La nouvelle stratégie tient compte de la facilitation de l'accès au financement et aux intrants pour les éleveurs et les opérateurs » explique Tsiry Andriamahatola Lezoma, directeur général de l'élevage au ministère de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche.

Des travaux de commission ont permis aux participants de parvenir à l'ébauche de cette nouvelle stratégie de gouvernance. Celle-ci comporte un projet de gouvernance sectoriel relatif aux structures régaliennes telles que les cadrages juridiques et les moyens techniques et financiers. La stratégie concerne des projets de développement, les filières porteuses, l'élevage bovin, les petits ruminants, l'aviculture et palmipèdes, l'élevage porcin ou encore l'apiculture. La nouvelle stratégie devra être mise en œuvre au début de l'année prochaine.

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