Madagascar: Echange de mail - Madagascar Oil désavoue Rafanoharana

Armée malgache

La compagnie Madagascar Oil est sortie du silence, hier. Elle dément tout lien avec le présumé cerveau de la tentative d'attentat contre le Président, ni avoir financé ses intentions.

Une condamnation formelle. C'est ce que les responsables de la compagnie Madagascar Oil ont affirmé durant un point de presse, hier, à l'hôtel Ibis Ankorondrano. Ils ont condamné la tentative d'assassina contre le président de la République, mais aussi, «les tentatives d'associer», le nom de l'entreprise à cette affaire.

Mise en cause dans l'affaire de tentative d'attentat déjoué, contre des hauts responsables étatiques, la société Madagascar Oil est sortie du silence, hier, Durant cette brève rencontre avec la presse, les responsables de ce t te compagnie se son t employés à démentir tout lien avec Paul Rafanoharana, l'un des deux présumés cerveaux de cette intention malveillante.

«Madagascar Oil soutient pleinement le gouvernement démocratiquement élu du PRM et n'a jamais versé d'argent à Paul Rafanoharana», sont les premiers mots de Russell Kelly, directeur général de la société qui exploite le gisement d'huile lourde de Tsimiroro. Des propos renchéris par Willy Ranjatoelina, président du collège des conseillers de Madagascar Oil. «Nous condamnons totalement toute démarche allant dans le sens de remise en cause d'autorité politique légalement élue dans le pays», lance-t-il.

La société d'exploitation d'huile lourde est éclaboussée par cette affaire à cause d'un échange de mails découvert durant la perquisition du domicile du principal accusé. Dans un des courriers électroniques, Paul Rafanoharana requiert un financement de 10 millions d'euros pour la concrétisation de son plan d'élimination du Chef de l'État. Le courrier électronique est, toutefois, adressé à Benchmark Group, l'actionnaire majoritaire de Madagascar Oil.

Aucun échange

Rapportant avec ses mots le contenu du communiqué de presse de la société pétrolière, Willy Ranjatoelina a déclaré, «Le PDG de Benchmark qui est basée à Singapour a effectivement reçu un mail de Paul demandant une contribution à hauteur de 10 millions pour financer des opérations qui, vous le savez, figurent dans la presse de Madagascar et pratiquement du monde entier».

Il ajoute, toutefois, «Nous disons de manière catégorique qu'à aucun moment Benchmark Group n'a donné aucune satisfaction à de telle demande».

Le communiqué de presse de Madagascar Oil précise que sa maison mère lui a confirmé, «le 24 juillet qu'il a reçu un e-mail du citoyen francomalgache Paul Rafanoharana sollicitant un financement à hauteur de 10 millions d'euros à des fins de déstabilisation politique».

Le communiqué bétonne les propos de Willy Ranjatoelina et souligne que «Benchmark Group n'a pas répondu à cette demande».

Durant un entretien, hier, en soirée, à l'hôtel Ibis toujours, Russell Kelly a réitéré les termes du communiqué de presse de l'entreprise dont il est le directeur général. Si Paul Rafanoharana est bien entré en contact avec Benchmark Group, il atteste, cependant, «il n'y a eu aucun échange de mail entre Paul Rafanoharana et Madagascar Oil. (... ) il n'y a absolument aucune relation entre lui et Madagascar Oil».

Russell Kelly ajoute qu'à sa connaissance, il n'y a pas non plus, aucune relation entre Paul Rafanoharana et le Président directeur général de Benchmark Group. Les mots et les phrases utilisés par le principal mis en cause dans l'affaire de tentative d'assassina du Chef de l'État laisse, dans le mail adressé au boss de Benchmark Group tend, pourtant, à indiquer que les deux hommes ne sont pas des inconnus.

Un point dans ce sujet motive une question, toutefois. «Pourquoi le PDG de Benchmark Group n'a pas alerté les autorités malgaches sur les intentions de Paul Rafanoharana?», s'interrogent les observateurs. La question a été posée à Russell Kelly. «Je ne travaille pas pour Benchmark Group, mais pour Madagascar Oil. Je ne suis pas au fait de son fonctionnement. Aussi, je ne peux pas répondre à cette question», réplique-t-il.

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