Afrique: Changement climatique - Les BEI critiquées pour leurs engagements

Les pays vulnérables au climat viennent d'exiger un coup de pouce urgent. Ils ont accusé les pays riches de n'avoir pas fourni de financement climatique attendu, et ont appelé à repenser les flux financiers nécessaires pour combler les lacunes.

S'exprimant lors du sommet V-20 sur le financement des vulnérabilités climatiques, les chefs d'État ont appelé les pays à revenu élevé à tenir de toute urgence leur promesse de mobiliser 100 milliards de dollars de financement climatique par an, pour aider les pays à faible revenu à faire face aux effets du changement climatique. Ils ont également réclamé des fonds supplémentaires pour l'adaptation au climat, davantage d'investissements du secteur privé et davantage de subventions que de prêts.

Le V-20 ou « Vulnerable Twenty group », représente les économies du plus grand "Climate vulnerable forum", dont les 48 membres sont les plus exposés aux impacts de la crise climatique. Leur population est estimée à 1,2 milliard d'individus pour seulement 5% des émissions mondiales. Ce sommet, le premier du genre, s'est tenu la veille de la 3e réunion des ministres des Finances des pays du G-20.

« Les pays en développement ont besoin d'être assurés que leur ambition sera satisfaite avec un soutien financier et technique indispensable et qui fait toujours défaut », a déclaré le secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

Pour rétablir la confiance, il a appelé les pays développés à clarifier « comment ils fourniront efficacement 100 milliards de dollars de financement climatique par an au monde en développement, comme cela avait été promis il y a plus de dix ans ». Pour certains petits États insulaires dont les économies dépendent du tourisme et d'autres secteurs sensibles au climat, l'augmentation des phénomènes météorologiques, les sécheresses prolongées et les inondations compliquent l'adaptation. Le financement extérieur peut donc être une question de survie. Le coup économique de la Covid-19 aggrave encore plus le défi.

Pour Antonio Guterres, un pourcentage plus élevé du financement climatique devrait être consacré aux besoins d'adaptation, qui ne reçoivent que 16,7 milliards de dollars par an, contre les coûts d'adaptation annuels, dont le coût est de 70 milliards de dollars et pourraient atteindre 300 milliards de dollars par an. La présidente d'Ethiopie, Sahle-Work Zewde, l'insuffisance du financement climatique entrave les efforts pour atteindre les objectifs de développement durable.

Elle plaide pour un financement adéquat et prévisible pour atténuer les coûts du changement climatique. Les dirigeants ont appelé les banques multilatérales de développement à aligner leur financement sur l'accord de Paris sur le climat. « Les pays vulnérables au climat et financièrement stressés n'ont pas le luxe d'attendre un, deux ans ou plus pour accéder aux fonds limités disponibles », a déclaré le président du Costa Rica, Alvarado Quesada.

Pour l'envoyé spécial des États-Unis pour le climat, John Kerry, la COP26 « doit être un moment de confrontation avec la vérité. Il a réitéré l' engagement de Washington de redémarrer les paiements au Fonds vert pour le climat. Pour le président britannique à la COP26, Alok Sharma, la promesse de 100 milliards de dollars par an doit se matérialiser. « Nous devons livrer les 100 milliards de dollars que nous avons promis aux pays en développement. C'est une question de confiance », a-t-il déclaré.

Les membres du groupe G-7 ont convenu, en juin dernier, d'augmenter leurs contributions pour respecter leur promesse de dépenses de 100 milliards de dollars. Les critiques ont souligné que la mise en œuvre sera importante car seuls deux pays(Canada et Japon) ont fait des promesses fermes de plus d'argent.

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