Afrique de l'Ouest: 9e sommet du TAC - Les conclusions des experts à la loupe des ministres des affaires étrangères

27 Juillet 2021

Le ministre en charge des affaires étrangères du Burkina Faso, Alpha Barry : « nous devrons trouver des réponses à travers des accords et des recommandations dans l'intérêt de nos populations respectives »

La 9e conférence au sommet du Traité d'amitié et de Coopération (TAC) entre le Burkina Faso et de la Côte-D'Ivoire a entamé sa troisième journée de travail avec la réunion des ministres en charge des affaires étrangères des deux pays, le lundi 26 juillet 2021, à Abidjan.

Après deux jours d'échanges, les experts de la 9e conférence au sommet du Traité d'amitié et de Coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la Côte-D'Ivoire ont soumis leurs travaux à l'étude des ministres en charge des affaires étrangères des deux Etats, le lundi 26 juillet 2021, à Abidjan. Cette rencontre ministérielle vise à peaufiner les dossiers qui seront soumis au conjoint de gouvernement de ce mardi 27 juillet 2021 dans la capitale économique ivoirienne.

Selon le ministre burkinabè des Affaires étrangères, de la Coopération, de l'Intégration africaine et des Burkinabè de l'extérieur, Alpha Barry, les deux pays sont liés par une communauté de destin qui engage les deux gouvernements et les deux peuples à œuvrer inlassablement au renforcement de leurs relations. Ce destin en partage impose aux deux nations de relever conjointement les défis de développement socioéconomique auxquels ils font face.

« Aujourd'hui, ces défis sont avant tout la sécurité à notre frontière commune, l'approvisionnement à moindre coût de nos marchés, la pandémie de la COVID-19 et ses conséquences socioéconomiques sur la vie de nos populations comme la fermeture de nos frontières, la lutte contre la maltraitance des enfants, l'orpaillage illégal », a-t-il précisé. A ces préoccupations à l'ordre du jour de la réunion ministérielle, s'ajoutent les questions relatives à l'approvisionnement en électricité et en hydrocarbures, aux chantiers de l'autoroute et du chemin du fer, au transport aérien, a fait savoir le ministre Barry.

Un traitement efficient des dossiers

Toutes les recommandations et conclusions des experts des deux parties sur ces sujets devront faire l'objet d'examen et de recommandations consensuelles par les patrons de la diplomatie ivoirienne et burkinabè. La ministre ivoirienne en charge des affaires étrangères, Kandia Camara, a félicité l'ensemble des experts pour les résultats de leurs travaux qui leur ont permis de mesurer le taux de mise en œuvre des diligences dévolues à chacun des deux pays, de même que le niveau de réalisation des tâches qu'ils devront être exécutées conjointement. Pour elle, le bilan du TAC de 2019 fait par les techniciens des deux pays devra permettre d'adopter les orientations politiques appropriées pour opérer des ajustements nécessaires dans la perspective de l'atteinte des objectifs communs aux deux pays.

Le ministre ivoirien en charge des affaires étrangères, Kandia Camara : « Je suis persuadée que face à la recrudescence du terrorisme, une place de choix sera accordée à cette question».

« Il nous faudra procéder à l'examen de nouveaux centres d'intérêts identifiés par nos experts et des dossiers spécifiques auxquels il nous reviendra de proposer des directives politiques nécessaires pour un traitement efficace et efficient, en prenant en compte les enjeux de sécurisation de nos pays face au péril du terrorisme. Je suis persuadée que face à la recrudescence de ce fléau, une place de choix sera accordée à cette question, sans occulter les autres aspects de développement en vue du bien-être de nos populations », a souligné la ministre Camara.

Les deux ministres burkinabè et ivoirienne ont rappelé la vision et l'attachement des présidents du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et de la Côte-D'ivoire, Alassane Dramane Ouattara, à ces concertations régulières entre les deux gouvernements et qui sont porteuses d'espoir pour les deux peuples.

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