Congo-Kinshasa: Processus électoral - Ntantu-Mey, le BAC et l'OFIS veulent une commission de contrôle

"Le pays n'est pas une propriété privée des Gouvernants, mais c'est un patrimoine commun". Tels sont les propos de Jean-Marie Ntantu-Mey, Notable et doyen de la société Civile dans un communiqué portant sur la création d'une commission de contrôle du processus électoral.

Après plusieurs années, il a été remarqué que la Commission Electorale Nationale Indépendant (CENI), n'est pas indépendante au vrai sens du terme, compte tenu de la main mise des acteurs politiques sur celle-ci. En lieu et place d'organiser des élections transparentes et crédibles, la société civile déplore différentes opérations occultes qui se tiennent à l'insu de tous. Selon Jean-Marie Ntantu-Mey, la CENI devrait être libérée des griffes des partis politiques et qu'une commission de contrôle du processus électoral devrait être mise en place. Ci-après, le cri de Jm Ntantu-Mey, le Bac ainsi que l'OFIS.

Vu la volonté manifeste de beaucoup d'organisations politiques à maintenir la CENI à leur service, le BAC et l'OFIS invitent la vraie Société Civile laïque et religieuse, non inféodée aux politiques, à créer une commission de contrôle des élections dont tous les animateurs seront de la vraie Société Civile.

Que les confessions religieuses et d'autres vraies organisations de la Société civile cessent de courir derrière les dirigeants politiques et qu'elles ne désignent personne pour une CENI dont la loi fait otage des organisations politiques.

Depuis la fin de la CNS, les dirigeants politiques s'appuient toujours sur la Société Civile pour accéder au pouvoir mais dès qu'ils arrivent, ils la rejettent et la méprisent. Tel un escalier dont l'on se sert pour avoir de la lumière, monter et descendre. L'escalier n'arrive jamais au salon moins encore sur une table.

Il est grand temps que le souverain primaire se prenne en charge pour des élections réellement indépendantes et démocratiques. Les frais de fonctionnement de cette commission de contrôle des élections devront provenir des cotisations du souverain primaire et des partenaires qui voudraient que la RDC décolle après tant d'années de parti-Etat et d'antivaleurs.

Aucune loi électorale ne pourra libérer la CENI de sa prise en otage par les partis politiques parce que les législateurs ne pourront jamais scier la branche sur laquelle ils sont assis, le BAC et l'OFIS comptent sur la diaspora congolaise et les leaders de la vraie Société Civile laïque et religieuse. Le tigre ne chante pas sa tigritude, mais il sotte sur sa proie, la tue et la mange (WOLE SOYINKA) ; plutôt que de continuer à gémir et à pleurer, le souverain primaire congolais doit se prendre en charge pour mettre un terme au système de parti-Etat. Le pays n'est pas une propriété privée des gouvernants ; c'est un patrimoine commun. Le souverain primaire doit savoir qu'il est majoritaire par rapport à la classe dirigeante. Et que c'est celle-ci qui a besoin du souverain primaire et non le contraire.

Kinshasa, le 21 juillet 2021

Jean-Marie Ntantu Mey

Notable et doyen de la Société Civile

Acteur et témoin de différents dialogues.

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