Congo-Brazzaville: Sur les routes de Brazzaville

Ville tentaculaire de près de deux millions d'habitants, Brazzaville, à l'instar des grandes villes de son rang, donne l'impression d'être constamment en chantier. Il s'y déroule des travaux dans presque tous les coins de la ville.

Si les autres villes du monde se remettent en ordre à la fin des travaux, à Brazzaville, tout contrairement, les dégâts engendrés par le chantier sont abandonnés sur les lieux et en l'état.

Ces derniers jours, c'est une société privée qui creuse et creuse encore y compris sur des artères bitumées pour installer de tuyauteries, dans le but d'améliorer la desserte de la ville en eau potable. Voilà qui serait une bonne nouvelle pour tous, puisque la ville compte encore des quartiers qui ne sont pas desservis comme il se devrait en cette denrée vitale. Une nouvelle réjouissante pour nombreux d'entre nous, mais qui laisse, cependant, un goût amer aux usagers de la route et les automobilistes, notamment.

D'ordinaire, la circulation à Brazzaville est déjà bien difficile du fait de l'affluence de véhicules qui encombrent les chaussées. Tantôt, les chauffeurs des bus de transport en commun stationnent où ils veulent, obstruent les voies et créent ainsi des embouteillages. Tantôt les usagers accusent l'étroitesse des voies pour justifier le caractère stationnaire du mouvement des véhicules. Circuler sur les rues de Brazzaville le matin, en mi-journée ou le soir, il vous faut vous armer de patience à toute épreuve. Aucun automobiliste ne peut rouler au rythme voulu, même en modérant la vitesse.

Alors que le problème de bouchons de la circulation à Brazzaville demeure encore irrésolu, des travaux engagés sur certaines artères qui consistent à creuser la chaussée pour l'adduction d'eau, sont venus renforcer les craintes des automobilistes désespérés.

En effet, après le passage des pelles mécaniques sur la route, les tuyaux une fois enfouis, la société chargée de la mise en œuvre du projet referme, vaille que vaille, les cratères sans se soucier de remettre le bitume abîmé. Le constat est surtout visible sur l'axe reliant le rond-point de l'entrée de Moukondo à la station d'essence Total. Dans ce même quartier, l'avenue Bouéta-Mbongo n'est plus qu'une excavation rendant difficile toute circulation. Les quartiers Massengo et Soprogi à Djiri ne sont pas en reste, ils subissent le même sort.

Les travaux sur les routes de Brazzaville ne sont pas une nouveauté, loin s'en faut. Ce qui sidère la plupart des gens, c'est la négligence coupable que font montre les sociétés en charge de ces travaux d'utilité publique. A cette allure Brazzaville pourrait faire des frais avec le retour prochain de la saison des pluies.

Le pire est que les Brazzavillois ne savent à qui des services municipaux ou de ces opérateurs de travaux incombe la responsabilité du reprofilage des bitumes cassés. Telle est l'interrogation sans réponse qui taraude les cerveaux des citadins. Il y a quelques années en arrière, les services des mairies remblayaient systématiquement les trous béants que laissaient, sur les artères, les sociétés qui y ont exécuté des travaux. Vivement que ces vieux temps où la mairie nous sauvait la mise, nous reviennent en aide.

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