Congo-Brazzaville: Réforme de l'État - Le pays va recevoir le soutien du Fnuap

Le représentant résident du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) au Congo, Mohamed Lemine Salem Ould Moujtaba, vient d'annoncer le soutien de son institution au Congo à l'issue d'un entretien avec le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l'État, Luc Joseph Okio.

Le représentant du Fnuap a félicité le ministre Luc Joseph Okio pour sa nomination, et s'est dit prêt à l'accompagner pour la réussite de sa mission. « Je pense que votre mandat est au cœur de l'essence du programme du gouvernement. La réforme c'est vraiment les fondamentaux de l'action gouvernementale. Je crois que le fait que ça soit rattaché à la primature c'est une bonne chose. Cela donne les capacités de coordination intergouvernementale », a-t-il indiqué.

Pour Mohamed Lemine Salem Ould Moujtaba, la réforme et la gouvernance n'ont de sens qu'avec les données qui sont fiables, actuelles et accessibles à tous les utilisateurs. « Nous pouvons vous appuyer à avoir une sorte de diagnostic de la situation qui peut aider dans le cadre des travaux de la réforme. Avant de s'engager dans le chantier on a besoin d'avoir des références de l'existant. Et les réformes de l'administration moderne non seulement ont besoin de données mais aussi des éléments modernes de gestion. C'est là que je voudrais vous proposer l'ambition d'avoir ce qu'on appelle le gouvernement électronique. Ça doit être l'ambition que le ministère doit envisager pour le pays », a-t-il déclaré.

L'État doit avoir une étude sur les agents, car l'on trouve qu'il y a des gens qui sont fonctionnaires mais qui travaillent dans plusieurs administrations alors qu'ils sont à la charge de l'État.

Pour sa part, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Réforme de l'État, a remercié le représentant du Fnuap pour son apport. « Je sais que vous faites beaucoup en ce qui concerne la politique du genre ainsi que les statistiques. La réforme de l'État intègre toutes ces questions, y compris les questions de gestion. Nous avons, aujourd'hui, dans le cadre de la réforme de l'État, la prise en compte de la société civile, du genre et des organisations patronales », a expliqué le ministre Luc Josep Okio.

S'agissant des statistiques, il a souligné que les données sur la population sont importantes « parce qu'elles vont nous permettre d'intégrer ces considérations dans nos études et dans notre projection. Notre mission essentielle c'est d'assurer le pilotage des réformes, de servir d'appui conseil aux différents départements, mais tout cela sous l'autorité du Premier ministre. Nous devons également élaborer et définir les outils de la réforme et dans ce cadre-là, je pense que nous aurons vraiment besoin de vous notamment pour le renforcement des capacités. »

En effet, le ministre pense qu'en matière de population par exemple, si on n'a pas une formation, on ne pourra ni mesurer l'impact, ni donner une appréciation exacte de ce qui a été fait, même en ce qui concerne la vulgarisation des réformes menées dans les collectivités locales. « Nous allons renforcer la coopération avec les partenaires au développement parce que dans ce concours nous n'irons pas loin dans le cadre de la mise en œuvre de cette politique gouvernementale », a-t-il ajouté.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 110 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X