Congo-Kinshasa: Vieux démons !

«De Kabila à Fatshi, ni la qualité, ni le contenu du débat public n'a beaucoup changé. Seuls les rôles. Les uns reprenant les arguments d'hier des autres».

Eh bien, cette analyse émise par le virtuose écrivain congolais, Me Tata Nlongi Bia Titudes, résume, malheureusement le spectacle grincheux qui envahit l'arène politique RD Congolaise. Quoi de plus normal de ne plus continuer à placer sa confiance aux politiques, encore moins aux religieux qui, souvent, se cachent derrière les longues soutanes mais travaillent en sourdine, pour certaines obédiences politiques.

Grave ! Oui, les chimistes et physiciens n'avaient pas tort. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il était prévisible de revivre cette cacophonie autour de la désignation par les délégués des confessions religieuses, d'un nouveau Président de la CENI devant remplacer Corneille Nangaa arrivé fin mandat depuis 2019. Ce qui s'est passé mardi au centre interdiocésain de la Gombe, rappelle un passé sombre pour le pays, en rapport avec l'affaire Ronsard Malonda qui avait fortement divisé la nation congolaise. N'a-t-on rien appris du passé ?

Le FCC de Joseph Kabila, n'attend pas désigner ses délégués à la CENI à la date butoir du mercredi 28 juillet 2021 déjà dépassée. Car, elle a été fixée, à les en croire, unilatéralement par le Bureau de l'Assemblée nationale, sans concertation préalable avec aucune des parties prenantes. Le FCC se réserve donc, le droit de donner, le moment venu, sa position sur la représentation à la CENI.

Il y a de cela quelques mois, sur la désignation des animateurs de la CENI, certains partis politiques avaient envahi le parlement congolais causant des violences pour protester contre la désignation par les confessions religieuses, du technicien Ronsard Malonda dont les compétences n'ont jamais été remises en question par tous. Séparés en queue de poisson mardi, reçus à tour de rôle par le speaker de l'Assemblée nationale Mboso N'kodia mercredi, tout est fait pour une issue harmonieuse entre les délégués des confessions religieuses. Arrivera-t-on à un consensus ? Qui boucle ? Qui joue les jeux des politiques ? Les langues se sont déliées quant à ce. Entre la mauvaise foi des uns et la rationalité pour les autres, l'intérêt du pays devra primer au-delà de tout.

La CENCO, éternelle contestataire en 2006, 2011 et 2018, ne jurent que sur le consensus autour d'un seul candidat compétent et impartial, pour conduire les prochaines échéances électorales. Une énième cacophonie fera revivre les vieux démons du passé.

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