Congo-Kinshasa: EPST - Les enseignants retraités pris en charge par la MESP

29 Juillet 2021

Les enseignants du sous-secteur de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) qui seront retraités à partir de ce mois de juillet 2021 - au total 1.500 agents - seront pris en charge par la Mutuelle de santé des enseignants du secteur public de l'EPST (MESP) sur instruction de Tony Mwaba Kazadi, ministre de l'EPST. Particulièrement en ce qui concerne leurs soins médicaux.

A son arrivée à la tête de ce ministère, il a dénombré environ 80.000 enseignants éligibles à la retraite, dont la majorité ayant plus de 65 ans ne sait plus assurer un enseignement de qualité ; tandis que d'autres, grabataires, se contentent de sous-traiter leur cours par les plus jeunes, quitte à se partager le maigre salaire à la fin du mois. Une situation qu'à fortement déplorer le patron de l'EPST qui a par conséquent décidé de donner une retraite méritée à ces vieilles personnes qui ont servi la patrie jusqu'à un âge avancé.

Pour matérialiser cette initiative, Aminata Namasia, vice-ministre de l'EPST a saisi hier, 28 juillet 2021 par correspondance, le Président du Conseil d'administration de la MESP) pour la mise en œuvre pratique de cette instruction ministérielle. Elle a noté ceci : « Ainsi pour avoir servi pendant longtemps dans notre sous-secteur de l'enseignement et dans le souci de leur assurer une protection sanitaire décente, je vous saurai gré d'instruire vos services de continuer à prendre en charge, pour les soins de santé de vos agents mis à la retraite, conformément à l'article 17 de l'ordonnance n°91-232 du 15 août 1991 portant Règlement d'administration relatif au personnel des établissement publics d'enseignement maternel, primaire, secondaire et professionnel ».

Depuis 35 ans, aucun enseignant n'a bénéficié d'une retraite honorable. A la mort, leurs familles sont privées de toute pension viagère

Selon les directives du Ministre de l'EPST, le premier groupe des retraités composé 1.500 enseignants et agents de l'EPST iront à la retraite à partir de la fin de ce mois. Il en sera ainsi jusqu'à l'épuisement de 80.000 enseignants et agents éligibles identifiés. Il convient de souligner que c'est la toute première fois depuis 35 ans que les enseignants en âge avancés vont aller à la retraite conformément à la loi.

Ensuite, il existe un autre chantier qui attend les initiatives du « Warrior » de l'EPST et qui consiste à octroyer une pension de retraite au conjoint survivant des enseignants. Chose qui est effective pour les fonctionnaires des autres ministères, mais qui est privée jusqu'à ce jour aux enseignants et agents de l'EPST.

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Rubrique : Point chaud

DGI : le Directeur André Lumu en

rébellion contre sa hiérarchie

Sur instruction expresse de son ministre de tutelle, Nicolas Kazadi des Finances, le Directeur Général de la DGI (Direction Générale des Impôts), Barnabé Mwakadi, a procédé dernièrement à une nouvelle mise en place de quelques directeurs de son entreprise. Alors que tous les cadres concernés ont déjà rejoint leurs nouveaux postes d'attache, un seul, à savoir le nommé André Lumu Baruani, Directeur sortant en charge de Grandes Entreprises, a opté délibérément pour la voie de la rébellion contre sa hiérarchie.

En effet, muté pour la Province Orientale, dans la province du Haut Katanga, l'intéressé continue de trainer les pieds à Kinshasa, refusant de procéder à la remise et reprise avec son successeur, John Musengie Lafont. A en croire des informations en circulation dans les milieux d'affaires de la capitale, il remue ciel et terre pour faire casser la nouvelle mise en place pourtant opérée pour des raisons d'efficacité.

Occupé présentement à secouer ses relations au sein des institutions de la République, jusqu'au bureau du Chef de l'Etat, il a choisi comme ligne de défense la diabolisation du ministre des Finances, Nicolas Kazadi, et le Directeur général de la DGI, Barnabé Mwakadi, les accusant, sans preuves, de pratiques tribalistes. Pourtant, son refus d'exécuter la décision de sa hiérarchie aurait pu déjà lui valoir son renvoi pur et simple du service, pour cause d'insubordination, d'indiscipline et de rébellion.

C'est la toute première fois, dans l'histoire de la Direction Générale des Impôts, d'assister à un scénario de résistance ouverte d'un haut cadre contre la haute direction de cette régie financière.

Par ailleurs, on signale des actions de démobilisation des cadres et agents de la DGI à Kinshasa, dans le dessein bien arrêté de les pousser à des manifestations susceptibles d'aller jusqu'à la cessation de travail, sous prétexte qu'ils seraient mécontents de la nouvelle mise en place opérée par la hiérarchie, à la demande du ministre des Finances. Le but visé est de faire croire à l'existence d'un climat vicié au sein de la DGI et d'espérer démobiliser les opérateurs économiques, pourtant prêts à répondre à leurs obligations fiscales à l'échéance stratégique du 31 juillet 2021. Au final, André Lumu compte sur l'adhésion d'une poignée de cadres et agents à sa saute d'humeur, de manière à provoquer la baisse des recettes et à imputer pareille contre-performance au ministre Nicolas Kazadi et DG Barnabé Mwakabi. Son jeu étant connu, les deux responsables, suffisamment avertis, veillent au grain.

LP

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Rubrique : Société

Meurtre d'un étudiant de l'UNIKIN : le Gouvernement promet de prendre en charge les obsèques

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a pris l'engagement de supporter intégralement les obsèques du jeune étudiant, Honoré Shama Kwete, tué par balle samedi dernier par un agent de la police. C'est le ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), Mohindo Nzangi, qui l'a annoncé à la famille de l'illustre disparu lors de sa décente à la résidence du regretté.

Cette visite de réconfort était une façon pour cette autorité de tutelle de compatir non seulement avec la famille mais aussi de lui rassurer du soutien de tout le gouvernement en ce moment douloureux où un de leurs a été lâchement abattu alors qu'il était en plein tournage d'une pièce de théâtre dans le cadre d'un travail pratique.

Accompagné des membres du comité de gestion de l'Unikin, Mohindo Nzangi a, d'un ton ferme, condamné cet acte ignoble qui n'honore aucunement la Police Nationale Congolaise, sensée pourtant assurer la protection de la population. Pour lui, les policiers ont l'obligation de travailler de manière professionnelle en protégeant notamment les étudiants et leurs biens car ils sont l'avenir de demain.

Il a aussi indiqué que le Chef de l'Etat suit de près cette situation jusqu'à ce que justice soit faite. Des instructions ont été déjà données dans ce sens pour que le policier, auteur de ce meurtre, soit vite arrêté afin qu'il réponde de ses actes devant les instances compétentes. « Il est anormal d'abattre lâchement un étudiant qui était en plein exercice de son travail pratique. Le policier est payé par l'Etat pour veiller sur la population et non pas la tuer. C'est inacceptable ce qui s'est produit à l'Unikin... C'est dans ce contexte que j'ai été dépêché par le Président de la République auprès de la famille pour lui adresser des sincères condoléances en son nom et celui de l'ensemble du Gouvernement. Nous lançons ainsi un message fort à l'endroit des services compétents pour que l'enquête lancée par ces derniers aboutisse. Cet acte ne doit en aucun cas rester impuni et nous allons y veiller. La condamnation sévère de ce policier devra servir d'exemple à ses collègues afin que les bavures policières à répétition dans la ville de Kinshasa cessent définitivement» a indiqué le ministre de l'ESU.

Le numéro 1 de l'Enseignement Supérieur en RDC a, en outre, lancé un appel au calme à l'ensemble de la communauté estudiantine. Car, dit-il, le gouvernement a pris à bras le corps ce dossier.

Il sied de noter que le policier incriminé répond au nom de Matondo Mwalimu, du sous commissariat MAHIMBI 2 dans la commune de Selembao. Selon les sources policières, il est toujours en fuite. En attendant son arrestation, ses collègues qui étaient avec lui au moment de l'incident, ont été arrêtés pour raison d'enquête.

En début de semaine, le député national Ados Ndombasi, avait adressé une question orale avec débat au Vice-premier ministre en charge de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Daniel Aselo OKITO. Cet élu national aimerait bien savoir comment se présente la politique de recrutement du policier moyen en RDC ? Quels sont les critères de recrutement ? Et pourquoi circulent-ils avec les armes de guerre Kalachnikov en pleine capitale ?

A travers cette interpellation, il dit vouloir obtenir « une remise à niveau de la police afin qu'elle travaille de manière professionnelle à travers un meilleur recrutement et un équipement adéquat ». Notons que la ville de Kinshasa assiste ces derniers temps aux bavures policières à répétition qui débouchent généralement aux cas de décès. La dernière en date remonte d'hier mercredi 28 juillet 2021 dans la commune de Bandalungwa, où un policier a tiré sur son collègue au niveau de la tête, entrainant sa mort immédiate.

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