Cote d'Ivoire: La CPI abandonne les poursuites contre Simone Gbagbo

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé, le 29 juillet, avoir levé le mandat d'arrêt international émis à l'encontre de l'ex-première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo.

L'épouse de l'ancien président ivoirien, Simone Gbagbo, n'est plus poursuivie par la justice internationale. Elle avait été accusée de crimes contre l'humanité lors de la crise post-électorale de 2010-2011.

« La Chambre considère qu'il est approprié de décider que le mandat d'arrêt contre Simone Gbagbo cesse d'être effectif », a indiqué la CPI, répondant à une demande du procureur, dans une décision datée du 19 juillet.

Son avocat, Ange Rodrigue Dadjé, a apprécié la décision qu'il a qualifiée de bonne pour Simone Gbagbo qui pourra désormais librement voyager à travers le monde entier. « Cette levée du mandat vient boucler définitivement les poursuites dont faisaient l'objet les Gbagbo devant la CPI », a-t-il indiqué.

Simone Gbagbo était réclamée par la CPI depuis 2012 pour quatre chefs de crimes contre l'humanité (meurtre, viol, autres actes inhumains et persécution), commis pendant la crise politique qui avait secoué la Côte d'Ivoire il y a dix ans, et avait fait plus de trois mille morts.

En mars dernier, la CPI avait définitivement acquitté Laurent Gbagbo, également poursuivi pour crimes contre l'humanité. Ce dernier est rentré au bercail le 17 juin, après dix ans d'absence. Contrairement à son époux, Simone Gbagbo n'avait jamais été livrée à la CPI. Les autorités de son pays ont toujours estimé être en mesure de la poursuivre pour les mêmes crimes que ceux qui lui avaient été reprochés par la Cour.

Elle avait été condamnée en mars 2015 à 20 ans de prison à Abidjan pour atteinte à la sûreté de l'État. Une peine insuffisante aux yeux de la justice internationale qui estimait que la Côte d'Ivoire « ne prenait pas de mesures tangibles » pour juger Simone Gbagbo, pour les mêmes crimes que ceux allégués par la CPI. Elle avait finalement été libérée le 8 août 2018, après sept ans de détention, à la suite d'une amnistie décrétée par le président Alassane Ouattara afin de favoriser la réconciliation nationale.

Cette réconciliation se poursuit avec le retour de Laurent Gbagbo. Il a été reçu à la présidence par son ancien rival Alassane Ouattara, pour la première fois depuis plus de dix ans. La rencontre s'est déroulée dans une atmosphère chaleureuse.

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