Congo-Kinshasa: Kinshasa - La population pénalisée par la grève du personnel de Transco

La grève déclenchée par les agents de la société de transport en commun de l'Etat, Transco, a perturbé le déplacement des kinois le lundi 26 juillet. Travailleurs et élèves ont fait le pied de grue sur différents arrêts de ces bus de l'Etat sans apercevoir même pas un seul de ces centaines des bus mis à leur disposition. Cette grève a entraîné une immobilité dans le transport.

La situation s'explique de suite aux exigences du personnel qui réclamaient leurs salaires. Ils réclament de nombreux mois d'arriérés de salaires et de primes, soit au total 7 mois selon quelques agents rencontrés au niveau de l'Université Pédagogique Nationale. Certains parmi ces agents ont, dans la matinée du même lundi, bloqué les accès aux entrepôts de la société pour empêcher la sortie des bus, en vue de faire respecter le mot d'ordre de a grève.

«La base de cet arrêt de service est l'insatisfaction. Malgré l'acquisition de 440 bus/Volvo, tous nouveaux grâce au Chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, les agents continuent à subir les effets de mauvaise gestion tels que : l'impaiement de 7 mois de salaires, malgré le versement de plus de 8 milliards de francs congolais en guise de subvention par l'Etat ; l'impaiement de plus de 20 mois de prime de performance, représentant 50 000 CDF chaque mois par personne ; l'impaiement de plus de 20 mois de prime de Kanyama, 15 000 CDF par mois pour chaque classifié 07 ou catégorie équipage et technicien ; l'impaiement de pécule congé et suppression congé annuel depuis août 2019, à ce jour », a fait savoir le président de la délégation syndicale au micro d'un médias de la place.

«Je suis pénalisé. Je compte me rendre au Centre-ville, avec 500 FC comme d'habitude. Mais les bus Transco ne sont pas en circulation. Je ne sais quoi faire», s'attriste un régulier usager des bus Transco rencontré sur la route de Matadi, dans la commune de Ngaliema.

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