Burkina Faso: Interpellation de leaders d'un mouvement voulant former une «armée de libération»

Au Burkina Faso, vingt-quatre heures après leur prise de parole publique, les responsables d'un mouvement qui s'est baptisé « l'Union pour la Libération du Burkina Faso » ont été interpellés par les forces de l'ordre. En conférence de presse, ils avaient lancé un appel au recrutement d'environ 25 000 personnes pour former, disaient-ils, une « armée de libération ».

Avec notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani

Face aux attaques terroristes, ils avaient proposé de recruter et de former des jeunes pendant au moins deux mois avant de les envoyer sur le terrain. Quelques heures après cette sortie, ils ont été interpellés par les forces de sécurité. Mais aux dernières nouvelles, ils ont été remis en liberté selon un responsable du ministère de la Sécurité.

C'est le ministère de la Sécurité qui avait annoncé l'interpellation des responsables de l'Union pour la libération du Burkina Faso, vingt-quatre heures après leur conférence de presse. Selon un responsable du ministère, il s'agissait de savoir leur « réelle » intention. « Ils n'ont aucune reconnaissance légale et la sécurité est du domaine régalien de l'État » insiste ce haut cadre du ministère de la Sécurité.

Selon Ousseini Tamboura, le porte-parole du gouvernement c'est l'État qui organise la participation citoyenne à l'effort de guerre.

Finalement les responsables de l'Union pour la Libération du Burkina Faso ont été remis en liberté après leur audition, mais ils doivent se présenter en début de semaine prochaine à la police judiciaire pour la suite de la procédure.

► À réécouter : Burkina Faso: le nombre de personnes fuyant les violences atteint un niveau sans précédent

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 110 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X