Ile Maurice: Tuée à Paris, Radha Murday inhumée à Maurice

La dépouille de Radha Murday tuée à Paris est arrivée à Maurice ce dimanche 1er août aux alentours de 11h30, par le vol provenant de l'aéroport de Charles de Gaulle. Ses proches organisés ses funérailles, à Mont Roches. Sa dernière prière a été dite dans la nuit du samedi 31 juillet. Ses proches, dont sa mère, Simone, âgée de 81 ans, sont inconsolables.

Radha Murday, troisième d'une fratrie de six enfants, avait décidé de se rendre en France, il y a plus d'une trentaine d'années de cela. Et de Paris, elle a construit sa vie. Cette femme âgée de 58 ans, ne marquait pas une occasion de rendre visite à ses proches, à l'île Maurice et de leur faire plaisir.

Son frère Rajen, habitant de Mont Roches, se souvient d'elle comme une femme pleine de vie, qui tout le temps, était animée de bonne humeur et de joie, là où elle passait.

C'est le lendemain de la découverte du corps de Radha Murday un lundi, qu'il devait apprendre la triste nouvelle à travers l'amie de la victime. Il ne se doutait point que sa sœur avait été tuée, mais était quand même inquiet, car depuis vendredi, il n'avait pas de nouvelle d'elle.

«Depuis que les proches ont appris son décès, on ne cesse de recevoir des appels. C'est difficile pour nous d'accepter sa disparition. Tellement dur d'expliquer à ma mère de 81 ans que sa fille a été tuée et qu'elle doit participer à ses funérailles» relate ce dernier, entre deux préparatifs de rites funéraires. Les funérailles ont eu lieu, ce dimanche aux alentours de 16 heures.

La défunte avait contracté un mariage religieux avec un Mauricien vivant à Paris, il y a trois ans. Le couple vivait chacun de son côté et s'appelait de temps en temps ainsi que pour passer la nuit chez l'un d'eux. L'époux avait expliqué que la dernière fois qu'il a parlé à Radha remonte à vendredi, mais qu'il ne s'est pas inquiété pensant que la quinquagénaire avait d'autres choses plus importantes à faire.

Les proches de Radha Murday la taquinaient souvent en l'appelant 'mannequin'. Ils ne ferment plus l'œil de la nuit et souhaitent que la police parisienne mette la main au plus vite sur le meurtrier. «Sak kou sa pe vine dan nou latet, nou larme coule tousel. Bizin ena ene la justice. La police bizin trouve seki in fer sa la. Li pa merite sa li. Li ti trop bon, zamais linn fine refiz pu ed so prosain» lâche son frère, en sanglots.

Le corps sans vie et enroulé dans un drap, de Radha Murday, employée d'école, avait été découvert par les secours, le 5 juillet, dans son appartement au troisième étage à la rue de Saint-Fargeau, à Paris.

Ce sont ses collègues, inquiéts de l'absence et des appels non-répondus, de la Mauricienne qui alertent les secours. Plus tôt ce jour-là, selon le journal 20 minutes, les deux collègues se sont rendus au domicile de la victime, mais se sont rendus compte que Radha Murday n'avait pas répondu aux courriers dans la boite aux lettres et ne répondait pas à la porte.

Pensant d'abord que cette dernière, avait fait un malaise, elles devaient alerter les sapeurs-pompiers. Ces derniers ont parvenus à entrer dans la maison et ont découvert le corps dans la cuisine. Un couteau soupçonné d'être l'arme du crime a été retrouvé dans le salon. La victime portait de multiples blessures. Les enquêteurs soupçonnent un cas de vol qui aurait mal tourné, car les pièces de la maison avaient été fouillées.

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