Congo-Brazzaville: Des clubs clandestins de Brazzaville rendent hommage à Jacob Desvarieux

Brazzaville est reconnue comme berceau de la rumba. Mais cette cité de plus d'1,5 million d'âmes a aussi vibré dans les années 80 et 90 au rythme du zouk du mythique groupe Kassav' dont le principal animateur, Jacob Desvarieux, a tiré sa révérence vendredi 30 juillet. Les night-clubs, bien qu'officiellement fermés pour cause du Covid-19, lui rendent hommage.

Samedi soir, nous sommes à moins de deux heures du couvre-feu. Les clients de cette boîte de nuit clandestine au cœur de la capitale congolaise, arrivés en voiture, se sont garés dans un parking juste en face. Le club affiche complet. Certains consommateurs sont assis, d'autres debout avec des bouteilles de bière ou des verres remplis d'alcool fort. Le DJ Mano Manner qui anime la soirée rend hommage à Jacob Desvarieux. « Tout le monde pleure Jacob Desvarieux », lâche le DJ.

À quelques encablures du night-club, Glany Mokonzi, venu assister à l'anniversaire de mariage de son ami, un verre de vin en main, a une pensée pour Jacob Desvarieux.

« Il chantait en créole. On n'écoutait pas trop les paroles, mais la cadence nous faisait bien danser. Quand on entend Kassav' c'est beaucoup plus Jacob Desvarieux et Jocelyne. En tout cas, il a beaucoup marqué ma jeunesse », raconte-t-il.

Depuis l'annonce de la disparition de la star guadeloupéenne, les clubs, bars dancings et autres espaces de détente de Brazzaville passent tous les tubes du groupe Kassav'.

■ L'hommage du Congolais Zao

Auteur de la célèbre chanson Ancien combattant, prix découverte RFI 1982, l'artiste congolais Casimir Zoba, connu sous le nom de Zao, rend hommage au Guadeloupéen qu'il présente comme « une valeur sûre » de la musique mondiale.

« Jacob Desvarieux était très très connu à travers cet orchestre mythique, Kassav'. Je dirai que c'est une valeur sûre de la musique mondiale, guadeloupéenne, française et africaine », a témoigné l'artiste Zao. « Il a réalisé ses œuvres avec sa voix qui sortait de l'ordinaire. C'est un grand monsieur. Sa mort est une grande perte pour la musique en général. Il a aidé pas mal d'artistes africains, tel que le Congolais Pierre Mountouari, parce qu'il était ingénieur du son à Safari ambiance. »

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