Congo-Kinshasa: Tolérance !

Rien ! Rien ne pourra défendre les événements malheureux survenus hier dimanche, au centre Lindonge, où loge Tata Cardinal Ambongo, Archevêque Métropolitain de Kinshasa.

Vous avez dit état droit ? Faudrait alors accepter ceux-là qui ne partagent pas vos convictions politiques et religieuses. Ne dit-on pas que c'est dans l'adversité que se révèlent les notions de la démocratie ? L'état de droit, c'est aussi accepter démocratiquement la position des autres sans pourtant recourir à quelconque forcing. Le concept d'Etat de droit s'oppose à la notion de pouvoir arbitraire.

Il désigne un Etat dans lequel la puissance publique est soumise aux règles de droit. Ce concept devenue un crédo pour le pouvoir en place de Tshisekedi fils, peut-il faire croire au congolais lambda de l'effectivité de cette idéale voulue par la majorité de congolais ? Difficile de l'affirmer. D'autant plus qu'à ce jour, l'on a l'impression de vivre dans un pays où l'intolérance règne.

Voilà pourquoi, ce qui s'est passé hier au centre Lindonge devrait être condamné sévèrement par tous les congolais, peu-importe les convictions religieuses des uns, des autres. «C'est avec grande peine que nous avons constaté que, cet avant-midi du dimanche 1er août 2021, un groupe de personnes, non autrement identifiées, s'est présenté à l'Archevêché de Kinshasa et à la résidence de Son Eminence Fridolin Ambongo, Archevêque de Kinshasa , scandant des chants et propos désobligeants et posant des actes de dégradation.

Nous regrettons l'attitude peu responsable», a-t-on lu dans le communiqué signé par Abbé Georges Njila, secrétaire Chancelier. La teneur de ce message prouve à quel point la violence commence tant soi peu, à élire domicile dans la patrie de Lumumba-Mzee. Ceux-là mêmes qui s'étaient battus pour la liberté, la paix et la démocratie ne vont pas tarder à retourner dans leur tombe rien qu'envoyant certaines incongruités.

Décidément, le récent discours prononcé par ce père de l'Eglise Catholique romaine et même la position tranchante de l'Eglise Catholique face à la désignation du successeur de Corneille Nangaa, aura été une rude épreuve pour les antis Ambongo. Si les confessions religieuses n'ont pu trouver un consensus sur un candidat "commun", les politiques, eux, ont préféré jouer au chat et à la souris avec le bureau de l'assemblée nationale.

Le FCC, fidèle à Joseph Kabila, nouvelle opposition politique, et Ensemble de Moïse Katumbi, pourtant membre de l'Union sacrée de la nation, ont décidé de ne pas déposer les noms de leurs délégués, au regard notamment des divergences apparues au sein de la plateforme confessions religieuses. Qu'ont fait les antidémocrates ?

Cultivons la démocratie, surtout la tolérance. En ce moment, tous les fils et filles du Congo sont appelés à vivre en paix et dans l'unité. Ce pays n'est ni à vendre, ni à prostituer. Un peu de tolérance !

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