Congo-Kinshasa: Soutenant le verrouillage de la Présidence à travers la Loi Tshiani/Me Nick Emerth - «On ne peut pas se permettre d'aller toucher à la barbe du Roi»

"Il est important dans la vie, à un certain niveau, de s'abstenir de tout commentaire s'il l'on n'a pas des avis pertinents à émettre, surtout sur des grandes questions d'actualité".

C'est le moins que l'on puisse retenir comme conseil, ressorti d'un entretien à bâtons rompus qu'a eu la Rédaction du Journal La Prospérité samedi 31 juillet 2021, avec Maître Nick Emerth, Secrétaire National Chargé d'organisation et implantation du Rassemblement des Chrétiens Démocrates pour le Progrès, RCDP en sigle, au siège de ce parti situé dans la commune de Kalamu.

Pour ce Cadre important de la formation politique chère à Didier Musete, la Proposition de Loi modifiant et complétant la loi n°04024 du 12 novembre 2004 relative à la nationalité congolaise, communément appelée Loi Tshiani, ne doit nullement faire débat sous un prétexte quelconque car, a-t-il fait comprendre, cette initiative d'un compatriote, portée à l'Assemblée Nationale par un Elu du peuple, est tout à fait impersonnelle et n'a qu'un seul but, celui de remettre de l'ordre au pays en réservant avant tout le poste de Président de la République aux seuls congolais nés des parents d'origine congolaise.

«Ça n'a rien à voir avec la discrimination. Est-ce que la loi peut être établie sur quelqu'un ? Non, c'est une loi pour mettre l'ordre. Pour moi, c'est une loi qu'il faut », a déclaré Me Nick Emerth qui, en même temps, estime qu'il est plus que nécessaire de ne pas changer d'approche dans cette question qui est purement juridique en ce sens qu'elle vise la sécurisation de l'Etat, pour évoquer, sur base de conviction personnelle, un débat sociologique.

Opportune, cette Loi pour le verrouillage de la plus haute fonction du pays l'est, car elle garantit une certaine limite de souveraineté, selon ce Secrétaire National du RCDP. «On ne peut pas se permettre d'aller toucher à la barbe du Roi», a-t-il solidement appuyé, avant de lancer l'appel au bon sens et au sens élevé de patriotisme en cette période des grands enjeux au pays. «Evitez de défendre les intérêts», a-t-il, enfin, d'un temps supplicatoire, insisté. Comme pour inviter les congolais à défendre, selon lui, le pays et non les individus.

Répondant, par ailleurs, à une question sur la Proposition de Loi portant révision du Code de la famille, laquelle Proposition a été portée à l'Assemblée Nationale par son Initiateur l'Honorable Daniel Mbau, le Secrétaire National Chargé d'organisation et Implantation du RCDP estime qu'il y a nécessité, pour chaque famille ou femme individuellement, de revoir la conception de la dot car il s'agit d'un simple symbole qu'un gendre apporte à sa belle-famille, a-t-il argumenté.

«Les gens ont changé les choses, les gens ne respectent plus leur propre coutume», a évoqué Nick Emerth pour faire comprendre, à ce niveau-là, l'exagération qui accompagne très souvent le montant de la dot dans plusieurs familles en République Démocratique du Congo. «Pourquoi nous ne voulons pas comprendre que ce n'est qu'un symbole, il ne faut pas en faire de chantage là-dessus pour gagner beaucoup d'argent », a-t-il conclu.

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