Congo-Kinshasa: Gouverneur Militaire de l'Ituri /Lieutenant-Général Johnny Luboya Nkashama - "L'armée a mis à mal les stratégies maléfiques des ADF et de leurs alliés"

L'Agence de communication PANORAMA Plus qui était de passage dans la province de l'ITURI a eu à s'entretenir avec certains habitants de la province de l'Ituri qui n'ont pas manqué de témoigner comment l'Etat de siège parvient à mettre hors d'état de nuire ces inciviques qui, auparavant, semaient la panique et aujourd'hui ne parviennent plus, grâce à l'expertise du Gouverneur militaire et de son adjoint, le Général de Division Benjamin Alongaboni, à poursuivre le sale besogne. A sa manière, le Lieutenant-Général Johnny Luboya Nkashama relève des avancées de l'état de siège décrété par le Chef de l'Etat, Commandant Suprême des Fardc et de la Police nationale Congolaise dans les lignes qui suivent.

L'armée a mis à mal les stratégies maléfiques des ADF et de leurs alliés

"Quand nous avons pris nos fonctions, il régnait dans cette province une forte insécurité. Les RN4 et RN27 étaient fermées. Plusieurs localités ont été dévastées par les groupes rebelles et désertées par leurs habitants. L'armée a mis à mal les stratégies maléfiques des ADF et de leurs alliés. Notre Leitmotiv était : « Nous travaillons sans état d'âme et nous ne nous associerions jamais à nos ennemis». Nous sensibilisons les jeunes à ne pas adhérer à ces groupes des rebelles et avons lancé des appels vers les combattants pour qu'ils déposent les armes. Pour ceux qui déposeront les armes, soit ils auront la chance, selon leurs mérites d'être intégrés aux FARDC, s'ils veulent rentrer dans la vie civile ils seront intégrés au programme DDR.

Il n'y aura aucun sentiment de pitié

Ceux qui ne déposeront pas les armes seront considérés comme ennemis de la nation et il n'y aura aucun sentiment de pitié pour eux.

Les groupes armés avaient créé des poches de résistance dans les villages de TSHABI et ABUGA. Nos forces régulières les ont délayés et chassés.

Actuellement à BUNIA, la population jouit de la sécurité et la paix rétablies par nos militaires et policiers. Il règne un climat de paix en ITURI.

L'Etat de siège ici en ITURI, en peu de mots elle se définit par la prise de pouvoir de l'autorité militaire et la restriction de certaines libertés, notamment : la liberté de mouvement politique, ainsi de suite.

Chez moi en ITURI, je pense que les choses s'améliorent, comme je l'ai toujours dis, nous sommes arrivés ici dans la ville de BUNIA, il y avait une grande insécurité, et puis les deux grandes routes (RN 4 et RN27) étaient presque fermées, maintenant nous avons ouvert la RN27. Nous avons actuellement des petits problèmes avec la RN4 où d'ailleurs nos éléments sont en plein opération, et je suis sure que dans les 48 heures tout ce qu'on avait comme des petites subventions doit s'arrêter.

Je serais sans état d'âme

Je serais sans état d'âme, c'est-à-dire, que je ne vais pas associer mes sentiments au traitement des dossiers sécuritaires notamment, avec ces ennemis du peuple, j'ai parlé des ADF et leurs alliés, ça c'est un ; de deux ; au-delà des ADF et de leurs alliés nous avons nos propres enfants que je suis en train de sensibiliser jusqu'aujourd'hui et s'ils accèdent à mon message, s'ils veulent déposer les armes, parce qu'en fait ils n'ont aucune raison de prendre les armes contre leur République, leur pays.

Et donc, s'ils accèdent à cette sensibilisation, ils acceptent de céder, de déposer les armes, et donc je vais les prendre comme des enfants, comme nos enfants et ils seront versés vers DDHC. Mais, si par contre ils ne veulent pas accéder à la sensibilisation, on va les considérer comme des ennemis et ils seront tout simplement détruits, et il n'y aura aucun sentiment pour ça.

Le Chef de l'Etat a parlé à haute et intelligible voix

Mais, vous savez le Chef de l'Etat a parlé à haute et intelligible voix, le Commandant Suprême, il a eu l'information que nous avons aujourd'hui ; si ce que nous n'avons pas d'effectifs et que donc au fur et à mesure nous sommes en train d'être renforcés.

La RN27 est ouverte et la RN4 est sont ouvertes, nonobstant ces petits soubresauts que nous sommes en train d'éliminer et la ville de BUNIA où vous vous promenez, je crois que vous êtes là depuis longtemps. Je crois qu'il y a trois ou quatre jours, vous vous promenez sans problème, en toute sécurité, en toute quiète et aussi nous avons eu des petits problèmes à TSHIABI et BOKA.

Je crois que depuis deux semaines, vous avez des informations, nous avons renforcé toutes ces positions là-bas et donc ces deux localités sont vraiment en sécurité, et nos hommes sont au-delà de deux localités que j'ai cité sont en train de chercher l'ennemi vers les environs, et de l'autre côté sur la RN4. Vous savez que nous avons eu des sérieux problèmes avec nos enfants, j'aime les appeler comme ça, tous ces groupes locaux qui ont pris les armes ainsi de suite.

Nous les avons chassés et aujourd'hui la population est en train de rentrer et hier l'AT d'IRUMU est arrivé ici et je tiens vraiment à féliciter la population de NYARABO et NYAKUNDE, qui m'ont demandé que les moyens leur soient octroyés pour qu'ils rentrent à la maison. J'ai donc envoyé autant des camions militaires pour récupérer tous ces déplacés, qui veulent rentrer parce qu'il y a la paix.

En général tout va bien

Non, je vais parler de la RN27 et de la RN4 et des localités, je pense que ces localités sont sécurisées, donc nous n'avons pas de problème par rapport à ça, car comme dans une famille, il peut y avoir des abus, mais en général tout va bien. Parce que la population est en train de rentrer à BOKA aujourd'hui, je viens d'avoir les statistiques des déplacés depuis que nous sommes arrivés ici en avril, nous étions à moins d'un million quatre cent, donc les gens retournent dans leurs milieux d'origine.

Tout ce qui se passe ici, c'est plus les politiciens

... En fait, vous savez le grand problème d'ici, c'est la manipulation. Tout ce qui se passe ici, c'est plus les politiciens, même les ADF sont plus composés par nos frères et autres, je ne vais pas les citer ici, mais je les connais et quand j'en parle, ils savent que je les connais. J'évite de les citer parce qu'on va dire que c'est la stigmatisation.

Je ne comprends pas mais je me pose la question si quelle peut être l'issue ? Quand est-ce que cette crise peut-elle se terminer ? J'ai même parlé aux gens de l'Equateur, à certain moment, quand les gens aiment se lancer des flèches pour voir comment on va réagir... Malheureusement, il y a des gens qui prennent des images, d'il y a six mois et le font passer sur les réseaux sociaux. Non non, ça va s'arrêter ça.

Vous savez mes chers frères, je suis congolais et je fais confiance aux congolais sinon je ne serais membre de cette armée. Je garderais des bons avec moi, car le vrai problème se trouve dans les résultats.

En termes clairs, je demande vraiment à la population de faire attention et de se protéger de la pandémie du Covid-19 en mettant le cache-nez, compte tenu de la gravité de la maladie. Retenez aussi que chaque mardi nous aurons une réunion avec tous les humanitaires. Donc, je suis informé au moins une fois par semaine de la situation de la province".

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