Congo-Brazzaville: Muay-thai - Crice Boussoukou, un retour au pays plein d'espoir

Le double champion du monde est revenu dans son pays natal avec la ferme volonté d'assurer la promotion de la boxe thaïlandaise en vue d'aider la jeunesse congolaise.

Crice Boussoukou a présenté, le 2 août, les trois ceintures qu'il a gagnées au ministre de la Jeunesse et des Sports, de l'Education civique, de la Formation qualifiante et de l'Emploi, Hugues Ngouélondélé, tout en défendant un projet qui lui tient à cœur pour la jeunesse congolaise. Dans un premier temps, Crice Boussoukou est animé par la volonté de faire la promotion de Muay-thai au Congo.

La première démarche consiste à créer une fédération nationale de la boxe thaïlandaise au Congo puis organiser un championnat du monde à Brazzaville tout en prenant l'engagement de former les athlètes congolais par l'organisation des stages. L'athlète ambitionne aussi de mettre en place la fédération de WBC pour les grandes compétitions. « Elle sera basée au Congo et va gérer toute l'Afrique », a souligné son porte-parole. «Cela me fait un super plaisir de voir combien le gouvernement est derrière ses sportifs. J'aimerais être une source de motivation pour la jeunesse congolaise et leur montrer qu'en partant de rien, avec une motivation et un but précis, on peut atteindre les objectifs. Je veux montrer à la jeunesse congolaise qu'elle n'est pas abandonnée et il faudra qu'elle croit plus en elle », a expliqué Crice Boussoukou.

Le double champion du monde de la boxe thaïlandaise a cru à son destin quand il est parti en Europe en poursuivant sa formation par plusieurs stages en Thailande qui lui ont permis d'apprendre la boxe thaïlandaise. Il a récolté les fruits de ses efforts en gagnant en 2015 le titre de champion du monde dans la catégorie des moins de 62 kg avant de rééditer la même performance une année plus tard, cette fois-ci dans la catégorie des moins de 72 kg. Il a également remporté la ceinture Swiss Muay thai league en 2013. « Dans ce pays, il y a des gens qui ont du potentiel, j'aimerais aller dans tout le Congo pour les chercher en vue de leur faire découvrir au monde entier », a-t-il précisé.

L'athlète compte sur l'appui du gouvernement pour toucher à son but. « On a le plaisir de vous voir ramener les ceintures qui auront pu aller ailleurs. Les jeunes peuvent être intéressés à avoir le même parcours que vous. Il faut écrire le projet que vous voulez réaliser au Congo et nous allons vous accompagner dans cette vision d'aider la jeunesse congolaise. Ces jeunes n'ont pas tous eu votre parcours. Si vous prenez les jeunes qui sont devenus les (bébés noirs ou les kuluna) pour faire du sport et combattre comme vous, ils peuvent aussi suivre votre exemple. Nous avons besoin d'encadrer les jeunes pour en faire des hommes », a déclaré Hugues Ngouélondélé

Le retour du Congolais Crice Boussoukou au pays tombe à pic. Le Muay-thai, la discipline dans laquelle il excelle, a été retenu comme sport olympique. Il figurera au programme des Jeux olympiques de Paris 2024. En dehors de la présentation de son projet, il s'est engagé à défendre désormais les couleurs de son pays d'origine lors des grandes compétitions.

« Crice Boussoukou est venu promouvoir la discipline au pays. Il est l'espoir d'une médaille pour les Jeux olympiques de Paris 2024 car la boxe thaïlandaise est désormais inscrite dans le programme des JO », a commenté Lambert Samba Bandza, son manager, lors de sa réception par le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports.

Crice Boussoukou (28 ans) est né à Dolisie. Il est parti en Europe dès l'âge de 11 ans. L'ancien international congolais Jean Jacques Ndomba et son manager ont joué un rôle important pour son retour au pays natal.

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