Madagascar: Transport - Début timide du bus Class

Le top départ est donné pour les bus class. Sur les sept véhicules prévus être opérationnels, hier, un seul a sillonné les rues de la ville d'Antananarivo.

Il est quatorze heures trente au terminus de la ligne 015 à 67 Ha. Un bus class s'arrête pour prendre des passagers. Trois personnes montent dans ce véhicule spacieux : trois places par rangée. Une place coûte 1 500 ariary. Le chauffeur du véhicule, qui s'habille classe, n'attend pas que toutes les places soient occupées pour redémarrer. En quittant le terminus à 67 Ha, le véhicule ne s'arrête qu'à l'arrêt d'Ampefiloha. Là encore et dans les rares arrêts où il dépose et prend des passagers jusqu'à Mandroseza, le véhicule ne reste pas plus d'une minute. Il ne s'arrêtera que sur cinq arrêts, jusqu'à l'autre terminus. En tout, le trajet a duré 45 minutes.

Le véhicule arrive à Mandroseza, à 15 heures 15. « Si on est pressé, le bus class est pratique. Il ne reste pas longtemps dans les arrêts. Par contre, le coût, c'est quand même un peu cher », lance Yohan, un des passagers. La rapidité, la propreté, le Wifi et le confort, sont ce qui différencie le bus class des autres moyens de transport urbain, selon Ange Rosa Andriambolanoro, président de la coopérative Volavita. « Les services du bus class répondent à nos besoins. On veut surtout éviter ces bus qui restent plusieurs minutes à chaque arrêt », lance Prisca Volahariniaina, une passagère. « Le rythme de travail de certains transporteurs et les embouteillages que cela génère chamboule tous nos programmes de la journée », blâme Mihanta, une passagère.

Critères stricts

Le bus class est pratique, pour ceux qui veulent la rapidité. Sauf qu'il est encore une espèce rare. Un seul est opérationnel, au premier jour du lancement de ce projet de la commune urbaine d'Antananarivo (CUA). Si on l'a raté dans un arrêt, il faudra attendre deux heures et demi, au moins, avant qu'il ne repasse. « Nous prévoyons d'augmenter petit à petit ces bus dans notre coopérative », annonce Ange Rosa Andriambolanoro. Les autres lignes, la 194 et la 192, devront encore attendre pour rendre opérationnel leurs bus class. « La CUA est très stricte. Tous les critères du bus class doivent être respectés, pour pouvoir circuler. En ce moment, nous effectuons une dernière mise au point. Nous espérons pouvoir commencer, demain (ndlr : ce jour) », indique une source auprès de la ligne 192. À l'annonce du lancement de ce projet, sept bus class ont été prévus être opérationnels, à partir du 2 août. Quelques-uns de ces véhicules auraient été recalés. « Ils ne répondaient pas aux critères. », confie une source.

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