Madagascar: Secteur pêche - Hausse des redevances pour les sociétés exportatrices

Une révision des redevances de pêche a été effectuée par le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche en vue d'une meilleure gestion durable des ressources halieutiques.

« Pour les petits collecteurs, ces redevances de pêche connaissent actuellement une baisse. Auparavant, elles étaient fixées à 1 500 000 Ar par an. En ce moment, ils ne paient plus chacun qu'un montant de l'ordre de 1 000 000 Ar, et ce, annuellement. Quant aux sociétés malgaches de collecte de produits de pêche, ces redevances restent inchangées. En revanche, une hausse des redevances de pêche est appliquée aux sociétés exportatrices de produits halieutiques. À titre d'illustration, ces redevances ont augmenté de 400 Ar/kg à 900 Ar/kg pour les crabes vivants, soit une hausse de 500 Ar/kg », a évoqué le directeur général de la Pêche et de l'Aquaculture, le Dr Etienne Bemanaja, lors de sa rencontre avec la presse dernièrement.

En cessation d'activité. Force est de remarquer que les acteurs se lançant dans la filière crabe sont divisés en trois catégories. La catégorie A est réservée aux permis d'exploitation individuels tandis que la catégorie B est destinée aux sociétés de collecte dirigées par des opérateurs malgaches. Et enfin la catégorie C classe les sociétés exportatrices de crabes. Parlant des impacts de la crise sanitaire liée à la Covid-19 dans le secteur pêche, « on n'a recensé que deux sociétés de pêche qui sont encore en cessation d'activité car elles auraient peut-être perdu des clients à l'étranger. En revanche, la majorité des entreprises œuvrant dans l'exportation de produits de pêche commence en ce moment à reprendre toutes leurs activités », a-t-il soulevé. Et s'agissant des autres produits de pêche destinés à l'exportation pour ne citer que les langoustes, la révision à la hausse des redevances de pêche est en cours d'étude.

Limitation de quotas. Dans la même foulée, le directeur général de la Pêche et de l'Aquaculture a souligné qu'une limitation de quotas des produits de pêche destinés à être expédiés sur le marché international est imposée aux sociétés exportatrices. « Cette nouvelle disposition prise par le ministère de tutelle ne va pas du tout léser les petits collecteurs et les sociétés de collecte dirigées par des opérateurs nationaux. Au contraire, l'Etat leur accorde plus d'importance afin qu'ils puissent opérer librement dans le développement de leurs activités tout en se souciant de la gestion rationnelle de nos ressources halieutiques », d'après toujours les explications du Dr Etienne Bemanaja.

Zone de pêche. Par ailleurs, il a apporté plus d'éclaircissement concernant la délivrance par le ministère de tutelle de la licence de pêche aux 47 sociétés de collecte de crevettes. « Ces exploitants de produits de pêche qui se chargent notamment de l'exportation de crevettes sur le marché international, étaient au nombre de 75 auparavant. En outre, leur zone de pêche a été également bien délimitée pour éviter leur empiétement sur les autres acteurs de pêche. Il faut savoir que la zone réservée aux petits pêcheurs de crevettes est étalée sur 2 miles nautiques, soit à 3 km des côtes marines. À part cela, les grands engins de pêche ne sont pas autorisés à pénétrer dans les baies et les forêts de mangroves », a-t-il conclu.

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