Afrique: Union africaine de close combat - Roland Francis Mahoungou prend la direction technique régionale

L'un des initiateurs du projet de création de l'Union africaine de close combat(UACC), le Congolais Roland Francis Mahoungou, qui a debuté ce sport en 1989, a été choisi par ses pairs comme directeur technique regional (DTR) de cette structure continentale, lors des travaux qui se sont déroulés du 29 au 30 juillet dernier à Bamako, au Mali.

En présence des plus hautes autorités de transition du Mali ainsi que des dirigeants de la Fédération internationale de close combat(FICC), les participants à ce grand rendez-vous du close combat africain ont balisé le chemin pour officialiser la création de l'UACC qui conduira aux destinées de ce sport de contact au niveau africain.

Digne produit du moniteur Bernard Bouhoula, l'actuel directeur technique national (DTN) de la Fédération congolaise de close combat et disciplines associées(Fecoclose-Da), le moniteur Roland Francis Mahoungou change d'étape dans sa carrière sportive. Le créateur du tout premier club de close combat reconnu officiellement, en 1997, à Pointe-Noire ainsi que fondateur du plus grand club de la discipline au Congo, Cercle sportif Funitan, mais aussi propriétaire d'une dizaine des clubs à l'intérieur du pays, ce champion du Congo de la boxe de pharaons devient le premier pratiquant à occuper le poste de DTR à l'UACC, comme c'était le cas au niveau national avec la fonction de DTN.

Tous ces exploits sont, sans nul doute, le fruit du travail abattu durant plusieurs décennies de pratique acharnée des arts martiaux puisque ce ceinture noir 5e dan est au cœur de la création de la Fecoclose-Da avant d'être nommé responsable du développement du close combat au Moyen-Orient en 2020.

Contrairement aux espoirs des pratiquants du close combat congolais qui souhaitaient obtenir trois postes clés au sein de la toute jeune instance africaine, seul un poste est revenu au Congo. La Fécoclose-Da qui est à ce jour la première fédération de close combat reconnue par un Etat souverain devait, en effet, prendre la présidence, le secrétariat général, la direction technique régional puis abriter le siège de l'organisation.

«Le poste de directeur technique régional est très stratégique et on ne pouvait pas le donner à n'importe qui puisque le DTN du Congo est le plus gradé et plus outillé du continent africain et du Moyen-Orient. Nous avions tous les atouts de prendre la présidence de l'UACC ainsi que le secrétariat via le secrétaire de la Fecoclose-Da, mais la délégation congolaise n'a pas pu effectuer le déplacement pour le Mali. C'est dommage vraiment mais nous continuerons à travailler. Ce sont les tristes réalités de chez nous », indique un membre du bureau exécutif de la Fecoclose-Da.

Selon notre source, toutes les conditions administratives étaient réunies et à son arrivée au Mali la délégation congolaise qui était composée de trois personnes devrait être prise en charge par le pays hôte. « Le Congo ne devrait fournir que les titres de transport, à savoir trois billets en aller-retour à hauteur de 340.000F CFA par billet », a-t-elle conclu.

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