Sénégal: L'hivernage s'installe avec ses dégâts - Deux morts à Matam

La pluie abondante qui s'est abattue dimanche dans la nuit sur la région a entraîné plusieurs dégâts d'eau dans les localités de Bokidiawé, Matam, Sinthiou Mogo et Taïba Nguéyène où l'affaissement d'un bâtiment R +1, a conduit à la mort de deux personnes d'une même famille.

Ponts submergés par les eaux, routes coupées, maisons inondées, affaissement de bâtiments et mort d'hommes, le Fouta souffre du trop plein d'eau. Des dégâts matériels ont été enregistrés après la forte pluie qui s'est abattue dans la nuit du dimanche au lundi 2 août 2021 dans la région de Matam avec pas moins de 350 mm de pluie qui ont été enregistrés dans les localités de Bokidiawé, dont le lycée a été submergé par l'eau et la ville de Matam où les fortes précipitations ont conduit à l'inondation de certaines habitations situées dans les zones basses

S'il reste indiqué que dans ces localités, les problèmes d'inondation relèvent en partie de la forte stagnation des eaux de pluies, dans le village de Sinthiou Mogo, où la pluie a fini d'hanter le sommeil des populations, ils sont d'une autre nature. Au niveau du village, des voix se sont fait entendre, ne jugent pas «les inondations de phénomène exceptionnelle lié à la forte production de pluie».

Mamadou Demba Sy, un élu local, conseiller à la mairie de Nabadji Civol qui s'est ouvert à la presse, indexe du doigt les travaux de l'Agéroute. «Durant la réhabilitation de la route nationale numéro 2, l'entreprise a validé de petits ponts en lieu et place de très bons 'daleaux' qui existaient avant, on a aussi remplacé un radier submersible par un petit pont. Et pourtant, ce radier permettait l'évacuation des eaux», a-t-il fait savoir. Avant d'alerter qu'au regard de la situation, «s'il n'y a pas une intervention rapide de l'entreprise pour dévier la voie de l'eau, une partie de Sinthiou Mogo est menacée de disparition».

TRONÇON ENTRE KOBILO ET THILOGNE SUBMERGE PAR LES EAUX

Au niveau de cet axe routier qui fait partie de la Rn2, les travaux qui sont fortement entachés par un retard considérable, se prolongent dans la durée, non sans désagréments du reste. Après les difficultés ressenties durant toute la saison sèche, où les véhicules passaient par plusieurs détours pour assurer la desserte des localités, les usagers qui n'ont cessé d'exprimer leurs complaintes, redoutaient vivement les vertigineuses déviations surtout durant l'hivernage. Surtout que, entre Kobilo et Thilogne, le vieux pont de franchissement, n'a toujours pas été (remplacé ou réhabilité) et que le trafic est assuré à partir d'une voie de contournement...

Les intempéries ont tout remis en question, le grand volume d'eau de pluie et les eaux de ruissellement, ont subitement affecté le tronçon de route situé entre les deux villes par une inondation exceptionnelle juste à la hauteur du vieux pont en submergeant les déviations qui sont devenues des étangs. Une situation qui a suscité de facto l'arrêt de la circulation dans cette partie du Bosséa. La question que se pose les populations, est qu'il n'y ait eu "des mesures d'anticipation, pour la réhabilitation du vieux pont ou la construction d'un nouveau ouvrage de franchissement", qui reste le seul point de passage durant l'hivernage. Les caractéristiques du terrain, font que durant la saison des pluies, toutes les terres autour du pont et surtout celles situées dans la partie versante, soient des zones de réception des eaux. Ce n'est pas la première fois qu'une grande quantité d'eau, conduise à l'arrêt de la circulation dans la région où souvent ce sont des ponts ou des remblais qui cèdent devant la furie des eaux.

DEUX DECES ENREGISTRES AU VILLAGE DE TAÏBA NGUEYENE

Après une longue pause pluviométrique, les fortes précipitations qui se sont abattues la nuit du dimanche au lundi à Matam, ont en plus d'avoir causé des dégâts matériels et l'inondation de plusieurs habitations, occasionné la mort de deux personnes suite à l'effondrement d'un bâtiment au village de Taïba Nguéyène, dans la commune de Nabadji Civol. Les victimes dont un homme âgé de 60 ans et un jeune de 18 ans qui sont de la même famille, sont des proches parents du ministre de la Microfinance, Zahra Iyane Thiam.

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