Afrique: Sillon du passé - Antsohebory au cœur des échanges

Durant la période du XVIIe au XVIIIe siècle, des comptoirs ont subsisté sur les côtes de la Grande Ile. La traite d'esclaves, les armes, les céramiques étaient des sources de revenus des rois et roitelets dans ces contrées. Dans le Nord-ouest, Antsohebory est un royaume Sakalava connu dans l'histoire par la traite des esclaves : 3.000 esclaves au moins semblent avoir été déportés par an et par ses habitants traditionnellement marins.

Les plus anciennes céramiques rejoignent celles de la phase Kingany. Le port d'Antsohebory dans la région Boeny actuelle était localisé sur une île de 40 ha. Les visiteurs de l'époque estimaient la population à 5.000 habitants avec une densité maximale de 250/ha. Une mosquée dans le centre Nord comportait plus d'objets importés que dans les autres parties de l'île, notamment de la porcelaine chinoise, des verreries perses et des jarres portugaises. Les sites à proximité d'Antsohebory avaient des accès directs aux rizières et comptaient 5 villages de 1,5 ha. Aucun d'ailleurs ne montrait des signes d'exploitation de fer, ni d'habitation mais en revanche, on y trouvait des tessons autour de tombes rectangulaires. Il s'agissait probablement de tombes de groupes d'éleveurs dont certains restaient à l'intérieur pour le bétail et étaient des « vendeurs » de captifs dans les villes portuaires. Au centre de l'île, deux nouveaux types d'installations se sont développés autour de régions de culture de riz : c'est la période durant laquelle le royaume Merina est prospère avec sa capitale sacrée Ambohimanga.

De nombreux groupements de villages sont au centre de larges forteresses polygonales de 2 à 4 ha, souvent avec de nombreuses fosses. Ambohimanga et ses villages satellites pourraient avoir atteint jusqu'à 2.600 habitants avec 150 habitants/ha. A la fin du XVIIe siècle, Ambohimanga a atteint 8 ha, des villages ont été abandonnés, d'autres se sont formés, tous sont protégés par des fossés.

Le groupement d'Ambohimanga atteindrait 3.000 habitants sur 19,6 ha. Au XVIIIe siècle, sur les Hautes-terres, les parcs entourés de murailles de pierres connaissent un développement considérable. Cette période voit des organisations au sein des sociétés implantées où de nombreuses communautés coexistent.

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