Bénin: Fête nationale - Patrice Talon appelle ses concitoyens à un sursaut

Le Bénin a célébré dans la sobriété, le 61e anniversaire de son accession à l'indépendance, le 1er août 2021 à Cotonou, sous la présidence du chef de l'Etat, Patrice Talon.

Tout comme l'année dernière, le Bénin n'a pas célébré avec faste sa fête nationale. Le 61e anniversaire de l'accession à l'indépendance du pays a été commémoré dans la simplicité, le 1er août 2021, en raison de la crise sanitaire de la Covid-19. Il n'y a pas eu de décor particulier dans la ville de Cotonou, à part les quelques drapeaux qui flottaient çà et là sur des bâtiments publics. Les Béninois n'ont pas eu à droit à un défilé militaire, comme en 2020, mais ont pu suivre en direct, sur les antennes de la télévision nationale (ORTB), les deux temps forts de cette célébration, présidée par le chef de l'Etat, Patrice Talon. Il s'agit du traditionnel dépôt de gerbe au pied du Monument aux morts à Xwlacodji dans le 5e arrondissement de Cotonou et d'une prise d'armes au Palais de la Marina, organisés dans la matinée. Peu avant 10 heures, le président Talon a sacrifié au rituel du dépôt de gerbe de fleurs, un moment « symbolique » au cours duquel, il a également procédé à la sonnerie aux morts et à l'allumage de la flamme de l'espoir et qui rappelle les souvenirs des soldats et héros du Bénin. A 10 heures précises, M. Talon a regagné le palais présidentiel, où l'attendait tous les membres du gouvernement, pour la cérémonie de prises d'armes, sous fond de fanfare. Cette étape, qui a également connu la présence du chef d'Etat-major général des armées du Bénin, le contre-amiral, Patrick Aho, a été marquée par une revue des troupes, l'exécution de l'hymne national et le salut au drapeau.

L'adresse à la nation

La veille, au soir, le chef de l'Etat, qui entame un second mandat, s'est adressé à la nation dans un discours télévisé. « La célébration de notre fête nationale, commémorative de notre indépendance, nous donne chaque fois l'occasion de célébrer ce que nous sommes : un pays souverain, un peuple fier et responsable, une nation qui se réalise et construit, pas à pas mais résolument, son développement », a-t-il d'emblée déclaré. Pour faire progresser le Bénin, a souligné le président Talon, il faut travailler « encore et encore », pour ne pas dépendre de la charité des autres. Il a évoqué pour ce faire les « avancées remarquables », qui permettent de construire « pas à pas », dans tous les domaines, les fondamentaux du développement socioéconomique du pays. « Nous pouvons être fiers de ce que nous sommes désormais capables de construire notre pays, et de réaliser l'essentiel de ce qui nous manque », a affirmé le locataire du Palais de la Marina. Il s'est félicité de ce que le Bénin a commencé « réellement » à matérialiser son indépendance. Il a appelé alors à un sursaut national, pour porter le pays à un niveau de développement plus important. Il a relevé, entre autres, les défis à relever en matière de promotion de la femme, d'éducation et de formation des citoyens, de décentralisation et de sécurité. « Les mesures que nous avons prises dans le cadre de la lutte contre l'insécurité et le terrorisme, seront maintenues et renforcées. Ces fléaux, nous le savons, troublent la quiétude des nations et compromettent leur développement », a assuré le président Talon. Il dit vouloir compter sur tous ses compatriotes, même les prisonniers qui vont bénéficier de la grâce présidentielle, pour pousser le pays loin sur le chemin du développement.

Notes d'histoire

Le Bénin a accédé à l'indépendance, le 1er août 1960, avec le nom de royaume de Dahomey, sous la présidence de Hubert Maga. Les douze premières années de l'indépendance ont été marquées par une série de coups d'Etat. Au point que le pays avait été surnommé « l"enfant malade de l'Afrique ». Plusieurs présidents se sont succédé, notamment Christophe Soglo, Sourou Migan Apithy, Justin Ahomadegbé, Tahirou Congacou, Jean-Baptiste Hachème, Maurice Kouandété, Alphonse Alley, Émile Derlin Zinsou, Maurice Kouandété, Paul-Émile de Souza et le général Mathieu Kérékou, qui a fait quatre mandats, entre 1972 et 2006. A partir de février 1990, le pays a entamé un processus démocratique, suite à la Conférence nationale des forces vives. Ce qui a permis, depuis ce temps, d'organiser plusieurs élections présidentielles, législatives et locales pour acter la dévolution du pouvoir politique. Le président Yayi Boni a par la suite succédé à Mathieu Kérékou en 2006 et est resté au pouvoir jusqu'en 2016, avant de céder la place à l'actuel locataire du Palais de la Marina, Patrice Talon, réélu en avril 2021 pour un second mandat. Celui-ci se veut un président réformateur.

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